samedi 15 juin 2013

L'Amérique latine

Histoire de la colonisation, histoire des décolonisations. Une Amérique métisse contre une Amérique blanche. Une civilisation linguistique qui a surpassé les métropoles, sauf pour l'Amérique francophone... Les révolutions oubliées, le castrisme enterré. Le catholicisme comme fil directeur : et l'(es) autre(s) christianisme(s)

Plan de cours (18 heures + 2 heures examen final) : lien sur le post de blog...

1/ Les Aztèques et les Incas. L'expansion répond à plusieurs objectifs, malgré des moyens militaires limités (armes, animaux, machines) : accroître le nombre des sujets, obtenir un tribut versé par les vaincus et surtout des esclaves. La guerre hiérarchise la société, mais elle ne prépare pas à affronter les Espagnols. 
Le monde rural. Modernisation (exode rural) ou maintien de la polyculture traditionnelle. Les ruraux sans emploi, sans qualification et sans patrimoine foncier - pour les plus démunis, sans terres - ne disparaissent pas. L'agroalimentaire puissant prend progressivement le relais : exemple au Mexique.

2/ La période coloniale. L'armée espagnole domine l'Europe au XVIème siècle, sous le règne de Charles Quint et de ses successeurs (exemple en Franche-Comté espagnole). Les Tercios ne franchissent pourtant pas l'Atlantique, par ce que le continent a été pacifié. Pour Madrid, l'ennemi est insaisissable et maritime :  guerre de course (exemple en Guadeloupe) Les révoltes restent ponctuelles et de faible intensité. Tupac Amaru II (exécuté en 1781) ne réunit pas des Indigènes mais bien des Latino-américains contre des Espagnols : la logique est déjà celle de l'émancipation. 
L'exploitation des matières premières ou de le développement d'un secteur industriel. Mais seules quelques régions émergent vraiment, le reste du continent suivant à un rythme beaucoup plus lent; le tourisme comme pis-aller.

3/ La fin de l'Amérique ibérique. Le départ des Espagnols s'échelonne sur vingt-cinq ans (1806-1830). Simon Bolivar, San Martin ou Sucre représentent des élites créoles qui rêvent des Lumières. Les soldats de l'Empire (index) ont eux aussi traversé l'Atlantique. Le continent bascule dans une instabilité entretenue par les militaires : renversement de gvt, redéfinition des frontières et surtout guerres entre Etats catastrophiques pour les perdants : pour le Paraguay (guerre de la Triple Alliance) ou pour la Bolivie (guerre du Pacifique); encore aujourd'hui... Garibaldi en Uruguay (1842) se pose en précurseur.  Le développement de grandes métropoles sociologiquement hétérogènes. Les centres gentryfiés jouxtent des quartiers dans lesquels l'économie et habitat informels dominent : exemple à Mexico. L'apparition d'une classe moyenne et la diffusion du "modèle" de famille mono-nucléaire. Le confort et la consommation implique un fort contraste avec la majorité de la population : exemple au Chili.

4/ L'entrée en modernité commence avec la signature du traité d'Adams-Onis en 1819 (achat de la Floride), ou plus tard le basculement du Texas. Avec la guerre du Mexique de 1848 les Etats-Unis trahissent leurs idéaux messianique et non-belligérant : rupture idéologique ? Pour les Latino-américains, c'est une humiliation. Des aventuriers vont tenter d'accomplir la destinée manifeste du peuple américain : Narciso Lopez ou encore William Walker (exécuté au Honduras). La guerre hispano-américaine de 1898 et la création de l'Etat du Panama en 1903. Au cours du XXème siècle, les Etats-Unis vont de l'interférence (Chili, Cuba) à l'occupation militaire - exemple de la République Dominicaine (1916-1924 et 1965) - en passant par l'aide militaire (Contras au Nicaragua), le débarquement (Grenade) et l'opération de police (Panama)... L'Etat incomplet. Des ressources financières non pérennes (fuite fiscale), la corruption des fonctionnaires et la difficulté à assurer les tâches régaliennes : exemple en république dominicaine..

5/ Le temps des révolutions. La révolution mexicaine (1910- ?) a une dimension indigéniste, mais pas seulement : qu'en reste t-il aujourd'hui ? La révolution cubaine a vécu : Castro et ceux qui l'accompagnent se distinguent. L'icône Guevara comporte de nombreuses ambiguïtés. Deux mouvements révolutionnaires ont tenté en vain de rallumer la flamme : le Sentier Lumineux au Pérou et les Farc en Colombie.
Les pays andins...

6/ L'Amérique Latine ouverte sur le monde. On note la pérennité des relations avec les Etats-Unis (qui ne se limitent pas à l'histoire de l'embargo sur l'île de Cuba). La plupart des accords de coopération militaire remontent à l'époque de la guerre froide, qui prennent une tournure plus inquiétante à partir de 1975 : opération Condor. Dans une période plus récente, la lutte contre la drogue motive la signature d'accords avec la Colombie. En Haïti, le séisme de 2010 a quant à lui justifié un retour des GI's. 
[Dans le contexte de l'Amérique Caraïbe] La question de la décolonisation, posée dès l'époque de Toussaint Louverture, reste ouverte parce que les puissances occidentales maintiennent des territoires de souveraineté : à Puerto Rico et dans les petites Antilles. A l'échelle de la zone Caraïbe, ce sont des îlots de richesse. Le départ précipité des Britanniques (Belize, Guyana, Trinidad, Jamaïque) et des Hollandais (Surinam, Aruba) pèse sur l'ensemble de la zone. Faut-il y voir une culture politique ?
L'Amérique caraïbe...

7/ Tempête dans le Cône Sud. Le contexte de guerre froide (et de guerre de décolonisation) pèse évidemment sur la situation politique des trois Etats concernés. Il faut y ajouter la dimension économique : le retour des économies de la vieille Europe, ou du Japon déjà industrialisées influent sur l'activité des émergents. L'Uruguay par exemple rentre à partir des années 50 dans une période de turbulence : stagnation du prix des matières premières, ralentissement de la croissance. L'armée apparaît aux yeux de l'opinion un recours face aux agissements des révolutionnaires ; elle s'arroge tous les pouvoirs entre 1971 et 1985. Au Chili, les erreurs de Salvador Allende facilitent le coup d'Etat du 11 septembre 1973 par Pinochet. Celui-ci cherche à coordonner avec les pays voisins la répression des forces hostiles à son régime : c'est l'Opération CondorEn Argentine, la dictature trébuche sur Margaret Thatcher et l'armée britannique  en 1982. Pourtant, les îles Malouines n'ont jamais été argentines ! Le Chili et l'Argentine n'ont cependant pas suivi le même chemin, parce que Pinochet a opportunément choisi la voie d'une libéralisation économique.
Les pays du Cône Sud : Uruguay, Chili et Argentine

8/ Le Mexique depuis la fin de la révolution mexicaine. Cette révolution dont personne ne sait quand (si ?) elle s'est achevée ! La stabilité politique du Mexique depuis les années 1930 (et les grandes persécutions religieuses de la Christiade redécouverte par Jean Meyer), tranche avec l'histoire du continent latino-américain; elle passe par un système politique et économique qui s'est peu à peu fossilisé après le renversement de Lazaro Cardenas (1934-40) autour d'un (ex) parti unique, le PRI, lié à sa clientèle électorale encore rurale : et pour cause !

9/ Le Brésil, dans le club des grandes puissances économiques ? Il faut aller plus loin que la sempiternelle vision d'un pays tiraillé par ses écarts de richesse et de développement (carte). Le temps des matières premières est révolu. Pierre II a abdiqué et la République est proclamée, très à l'écoute du milieu économique : oligarchie et clientélisme. Ce système arrivant à bout de souffle cède la place à un dirigeant ex-militaire, moins révolutionnaires que continuateur : ex. de la conquête de l'Amazonie. Getulio Vargas domine la vie politique brésilienne de 1932 (L'Estado Novo) jusqu'en 1954. Ses successeurs au premier rang desquels on trouve Kubitschek, l'inventeur de Brasilia en 1960. Après 1964 l'armée rétablit une dictature militaire pour vingt ans.








lundi 14 janvier 2013

Examen final / Jeudi 17 janvier 2013

Programme : La Chine et les Chinois dans la guerre civile contemporaine

Cours (lien)

TD (les n°10 et 11 tout particulièrement - lien)

Cartes :
  • La Longue Marche : 1934-1935 (lien
  • Les nationalistes de Chongqing (Tchang-Kai-chek) après 1937 (lien)
  • L'expansion japonaise : 1905-1945 (lien)
Vidéo :
  • L'Unité 731 (lien)
Documents :
  • 8 décembre 1949 : fuite à Taiwan (lien)
  • Le mouvement Falun Gong (lien)

Note de synthèse

1. Prévenir pour mieux punir ? (sur le risque de récidive en France)
  • Document 1 : La population carcérale en France - enquête 2003 (lien
  • Document 2 : Le langage des crânes. Une histoire de la phrénologie (lien)
  • Document 3 : L'art de reconnaître un criminel (lien)
  • Document 4 : De la criminologie comme science appliquée et des discours mythiques sur la 'multidisciplinarité' et 'l'exception française' (lien)
  • Document 5 : Comment la France lutte contre la récidive (lien)
  • Document 6 : Les véritables chiffres sur la récidive sexuelle (lien)
  • Document 7 : Pourquoi les prisons françaises sont des pousse-au-crime (lien
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Proposition de plan détaillé =

Introduction : définir les termes du sujet. La délinquance sexuelle, 22 % de récidive

A. Mal punir, l'accablant constat des prisons françaises.
  1. L'origine, et l'hypothétique portrait type du condamné
  2. Les conditions de vie difficiles
  3. La conséquence, ou la récidive automatique en France
  4. La violence comme fil directeur...
B. Essayer de prévenir
  1. Méthodes et moyens de prévention (phrénologie & criminologie). Histoire de la prévention et devenir des connaissances sur l'univers carcéral. Et l'aboutissement.
  2. Récidive, ou la vie après... Suicide. Problèmes de réinsertion : vie de famille, pas de formation, pas de revenus fixes.
Conclusion : Gérer l'existant : construire de nouvelles prisons, dé-densifier les cellules. Mots d'ordre pour l'heure impossibles à appliquer...

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2. France des mal-logés contre France des propriétaires (ou comment concilier politique du logement et logique patrimoniale)

    • Document 1 : Du seuil de pauvreté à l'endettement des ménages (lien)
    • Document 2 : Le patrimoine des Français augmente régulièrement (lien)
    • Document 3 : Le désenchantement, c'est maintenant ! (lien)
    • Document 4 : Le droit au logement opposable, ou DALO (lien)
    • Document 5 : Les sénateurs fustigent le bilan étriqué du DALO (lien)
    • Document 6 : Les logements sociaux, ou la difficile équation parisienne (lien)
    • Document 7 : La loi Duflot (lien)
    • Document 8 : La loi Duflot sur le logement social définitivement adoptée (lien)
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    Proposition de plan détaillé =

    Introduction  : Comment concilier politiques de logements sociaux et logique patrimoniale ? Le collectif peut-il s'entendre avec l'individuel, sachant que l'intérêt des uns (la survie, quand il s'agit de logement social) ne correspond pas à l'intérêt des autres (l'enrichissement par le biais du patrimoine immobilier

    A. Une situation paradoxale
    1. Il existe un droit au logement opposable. Et pourtant...
    2. Il y a des mal logés. Leur nombre progresse de 20 % entre 2007 et 2012 : de 3 à 3,6 millions de personnes en France.
    3. Les propriétaires immobiliers voient leur situation mécaniquement s'améliorer
    4. (conclusion partielle) La mauvaise allocation de la 'ressource' logement en France
    B. Contrainte théorique / applications pratiques
    1. Un long chemin juridique qui aboutit à une impasse. Multiplication des lois : 1982, 1990 et 2007. Le parc privé situé en dehors du cadre légal.
    2. Des communes souvent réticentes. Et qui le restent. Un septième des recours se terminent par un relogement. Les commissions départementales ne se ressemblent pas. Des communes préfèrent payer l'amende prévue (même augmentée). L'Île-de-France constitue un cas spécifique.
    Conclusion : Les associations spécialisées dans la défense des mal-logés ont beau jeu de montrer que les expulsions se poursuivent, y compris en plein hiver.


    * * *

    3. "Le repli et le retour d'une mémoire douloureuse" (Mémoire et histoire en France)

    • Document 1 : L'intervention de l'historien Benjamin Stora au colloque de la LDH le 7 mai 2005 sur les massacres de Sétif (8 mai 45), publiée le 21 du même mois dans La Tribune. (lien)
    • Document 2 : Le réseau d'évasion Possum, une histoire douloureuse, et une mémoire partagée (lien)
    • Document 3 : La douloureuse mémoire de Thiaroye, tirailleur sénégalais (lien)
    • Document 4 : Enseigner les mémoires de la Seconde Guerre Mondiale, centre de la mémoire d'Oradour-sur-Glane (Avril 2004 / Document de stage)
    • Document 5 : Synopsis et commentaires autour d'un doc franco-burkinabe, Mémoire entre deux rives (2002 / lien)
    • Document 6 : Les lois dites 'mémorielles' (synthèse de la Documentation Française / lien)
    • Document 7 : La décolonisation et la construction de nouveaux Etats, comparaison entre l'Algérie et l'Inde (CRDP Grenoble / lien)
    • Document 8 : Itinéraire de mémoire d'esclavage : la découverte d'un Paris méconnu (Unesco / décembre 2012 / lien)
    *
    Proposition de classement des documents (du plus important au plus anecdotique) : Document 4 (résistance et mémoire), 1 (massacre de Sétif), ... Jusqu'aux documents 2 (réseau d'évasion) et 7 (comparaison Inde - Algérie)

    Proposition de plan détaillé : 

    Introduction : Il existe une tension entre mémoire et histoire, qui s'exprime au travers de faits de société. Les historiens, depuis la loi Gayssot (1990), se heurtent à un cadre législatif plus contraignant. Le Parlement, lui, s'intéresse à une prise en compte des mémoires; de toutes les mémoires.

    A. Les enjeux politiques de la mémoire
    1. Le lobbying mémoriel
    2. L'appropriation politicienne de l'histoire (= lois mémorielles)
    B. Le travail contesté de l'historien
    1. La médiation difficile entre populations rescapées et populations actuelles
    2. L'inégalité du traitement selon la nature de l'événement, qu'il soit positif (résistance), ou négatif (esclavage)
    Conclusion : La confrontation des mémoires complique le travail des historiens. Avec l'impression partagée que l'histoire transmise s'est complexifiée...


    * * * *

    4. L'entrée en maison de retraite de plus en plus retardée (Vieillissement, perte d'autonomie et explosion des dépenses de santé en France)

    • Document 1 : Les enjeux économiques du vieillissement en milieu rural (lien)
    • Document 2 : Vieillissement de la population, enjeux et stratégie (lien)
    • Document 3 : Les personnes handicapées vieillissantes, espérance de vie & santé; qualité de vie (lien)
    • Document 4 : "Prison, maison de retraite, même combat" (lien)
    • Document 5 : La Bretagne au défi du vieillissement démographique (lien)
    • Document 6 : Le Plan Alzheimer - Conseil Général des Alpes-Maritimes (lien).
    • Document 7 : Le département de la Seine-Maritime accorde 900.000 euros pour la création d'un EHPAD de 95 places au Havre (lien).
    • Document 8 : "Une journée en maison de retraite coûte en moyenne 61 euros par jour" (lien).

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    5. Protéger la nature, ou s'en protéger ? (Gestion du risque contre gestion environnementale en France)
    • Document 1 : Gravières et carrières dans la vallée de l'Allier (lien)
    • Document 2 : " De l’aménagement au ménagement des cours d’eau : le bassin de la Loire, miroir de l’évolution des rapports entre aménagement fluvial et environnement " (lien).
    • Document 3 : "Loire sauvage, Loire tragique" (lien)
    • Document 4 : La basse-vallée de la Seine (lien)
    • Document 5 : Le Parc Naturel des Boucles de la Seine Normande : "Les paysages" (lien)
    • Document 6 : "Xynthia, une association attaque le PPRI..." (lien)
    • Document 7 : L'urbanisation en zones inondables en France (série L'essentiel sur...) - Ministère de l'Ecologie, du Développement Durable et de l'Energie (lien)
    • Document 8 : Le Plan de Prévention des risques d'inondations à Tours (lien)
    *

    Plan corrigé (épreuve du 13 mars 2013) : Merci à la candidate d'avoir remis ce plan détaillé. Il n'est pas parfait, mais s'avère le plus efficace pour synthétiser les documents précédents : 'Protéger la nature, ou s'en protéger ?'

    "Depuis des milliers d'années, l'homme n'a eu de cesse de s'accaparer son milieu, de maîtriser son environnement, afin d'en anticiper les moindres phénomènes [phrase un peu trop passe-partout...] . Une volonté propre de l'homme de croire en ses capacités réelles de contrôle et de pouvoir sur la nature [verbe...?]. Cette conception d'un environnement sous contrôle provient aussi d'un besoin croissant de développement et d'exploitation du milieu naturel afin de répondre aux impératifs économiques et financiers auquel il fait face. Au fur et à mesure des années, l'homme a été contraint d'affronter une nature capricieuse [il faudrait justifier l'emploi de cet adjectif qui n'est pas anodin]n et impétueuse. Force est de constater son impuissance face à ces obstacles. Une prise de conscience a émergé [attention aux images mal adaptées au sujet...] et fait place à une distinction souligné[e] par le sociologue JP Bozonet entre une vision prométhéenne du développement, propension à la conquête, à l'exploitation et à la maîtrise du milieu naturel, à une une vision icarienne de préservation et adaptation du milieu. L'homme se voit possesseur d'une nature dont il redessine les moindres recoins et contrôle les mouvements. [Et l'idée d'une agression à chaque catastrophe naturelle ? Ex. Inondations de la Loire] Mais peu à peu cette idée d'intervention lourde a progressé vers une notion de préservation du patrimoine. Cette transformation sera qualifiée de passage à aménagement au passage de ménagement [?] de la nature.

    Nous verrons à travers différents exemples, l'illustration de la progression de cette notion. Nous verrons tout d'abord l'assurance de l'homme face à la nature par la transformation de son milieu. Puis nous aborderons l'inefficacité observée de ces grands travaux et enfin la prise de conscience de l'homme et son impuissance face à une nature indomptable et les conséquences de son intervention massive à travers les exemples d'aménagement des cours d'eau.

    I. Une ère de technicité et de politique de grands travaux : la démonstration de force de l'homme sur la nature

    a) Dans la seconde 1/2 du XIXème siècle, il y a l'apparition d'une perception sociale des cours d'eau et un besoin pressant d'entamer des grands chantiers d'aménagement comme en témoigne ceux de la Loire et de la Seine [hydroélectricité ? Crue de 1910 à Paris]

    b) Dans les années 1990, l'homme est encore sous le coup d'une mission, d'un travail civilisateur. Apparition de barrages (...), protocole d'accord de 1986. Aménagement de longue date, comme la Loire (...) [Il manque l'historicité du risque d'inondation... et l'absence de citation des projets abandonnés, comme le barrage de Chambonchard sur le Cher]

    II... Une limitation dans l'efficacité de ces grands travaux

    a) Le constat d'une nature plus forte que les constructions. En témoigne[nt] les nombreuses crues, notamment celle de 1856, impliquant un lourd poids financier concernant les dommages [mais sur des sociétés rurales sans rapport avec l'actualité]

    b) Faux sentiment de sécurité et crédit des aménagements structurel[s] L'illusion de la maîtrise des éléments incitant le développement des communes dans les zones inn[un seul 'n']ondables, par la réalisation d'opérations urbaines de grandes ampleur... [A citer les constructions de Tours, ex. quartier de la Gloriette] Prévention des risques d'inondations, attaquée en 2012 par une association après Xynthia

    III... Vers une prise de conscience et la nécessité de préserver notre environnement : "de l'ère de l'aménagement à l'ère du ménagement'

    a) Contestation du programme et évaluation des impacts de ces grands travaux sur l'environnement [Le terme apparaît pour la première fois; dommage de ne pas dire pourquoi...]; risque de rupture des barrages avec l'exemple de la Loire; culture de l'ingénieur (avec leur politique d'intéressement [expression maladroite] financier et économique); impact écologique : la vulnérabilité des eaux souterraines par la pollution superficiel, appauvrissement biologique et périurbain de l'écosystème; basculement vu par Philippe Subra en 2007 : rencontre de réels obstacles ayant des conséquences sociales et environnementales

    b) Mise en place de solutions alternatives aux grands barrages : proposition de stockage de l'eau temporaire dans les vallées d'altitude... Ménagement des cours d'eau et mis[e] en place de structure de liaison et de coordination de protection de la nature sur l'ensemble des fleuves comme c'est le cas de la Loire.

    c) Implication des pouvoirs politique[s] sensibilisé[s] par l'opinion publique [Mais elle ne veut justement entendre aucun argument rationnel !] et les écologistes : soutien à la protection de l'environnement. Par ex. en 1989-90, Brice Lalonde conteste l'EPALA ; arrêt de l'urbanisation des zones inn[...]ondables, mise en place d'une réorientation des principles d'aménagement de la Loire, adoption du plan 'Loire grandeur nature', mise en évidence du patrimoine [Les contradictions internes ?!]

    A travers tous ces exemples qui ont été abordés, nous pouvons constater que malgré une volonté affirmée de l'homme de vouloir maîtriser son milieu, celui-ci n'a pu que constater son impuissance face à son environnement [conclusion n'est pas répétition :) ]. Ces grands aménagements qui ont été menés durant ces années ne se sont pas imposés face aux différents obstacles environnementaux. C'est pourquoi une transition du paradigme techniciste vers un paradigme imprégné des valeurs environnementales, est apparu. L'homme a du revoir sa conception d'aménagement du territoire et par là envisager un nouveau mode de gestion des cours d'eau et des grands fleuves comme la Seine et la Loire. Ce nouvel impératif environnemental a été intégré dans la mise en oeuvre des grands ouvrages, comme l'adoption du plan Loire, l'importance du RIREN-Seine. De plus, une vision bio-centrée de la nature a été mis[e] en lumière par les écologistes, l'homme n'est plus séparé de la nature mais intégré et pensé à l'intérieur de celle-ci... [Vision excessivement optimiste qui fait peu de cas des frictions : dans l'estuaire, le parc des "Méandres de la Seine" (Haute-Normandie) ne coexiste que difficilement avec les installations industrialo-portuaires de Rouen et plus encore du Havre. Peu de traces également des dimensions financières : qui paye les aménagements, ou en cas de catastrophes, les réparations ? L'individualisation des choix se heurte là à la mutuellisation de la facture]