mardi 20 janvier 2015

Cours EMIA 2 / 2015



Intro° : La géographie physique cache la géographie humaine (et inversement...) 
  • Un exemple d'examen final (mai 2012 - lien)
  • Les TD en ligne (lien)
  • Actualité parisienne, et ses conséquences en terme de sûreté publique (lien
CHAPITRE 1 - Des METROPOLES TERTIARISEES
 
Présentation générale
  • Au cours de la deuxième moitié du vingtième siècle, la part des citadins dans le monde excède celle des ruraux… Et cette tendance, ne se démentit pas dans les pays du Tiers monde (Afrique comprise). En Chine, les ruraux devraient devenir minoritaires avant 2015. En Inde, ils restent majoritaires (70 % en 2010)
  • Dans les pays développés, depuis les années 1930 en Amérique du Nord et après 1945 en Europe, la ville s’étale : allongement des réseaux (Etude Insee en Champagne-Ardennes) et multiplication des services mis en concurrence. On verra que la périurbanisation n’est qu’une autre forme d’urbanisation. Les avantages de la ville en vivant à la campagne ? Beau slogan démenti le plus souvent (y compris au Québec). .
  • La révolution urbaine s'accompagne d'une transformation de l’appareil productif, des transports, des structures familiales, des loisirs, etc (hier comme aujourd'hui). La tertiarisation s'accompagne de gains de productivité dans les secteurs primaire et secondaire. N'a-t-on pas atteint une limite (Etude dans la Vienne) ?
A. Structure des métropoles : du centre à la périphérie
  1. Le centre-ville, ou la ville d'hier. Le site originel correspond à la conjonction entre les éléments physiques et humains : gué, point haut, etc. (Paris). Les densités ont diminué depuis l'entre-deux-guerres, au point - en Amérique du nord - de retourner à la friche (Detroit). Les foyers les plus riches ont peu à peu reconquis les centres-villes (gentrification) : 6ème arrondissement à Paris. En Europe, la sauvegarde du patrimoine entraîne un risque de muséification (Lyon), malgré des apports plus ou moins récents (centre de Londres). Des activités pendulaires : bureaux et commerces dans la journée, restaurants et cinémas le soir.
  2. La première ceinture commence à l'intérieur même de la commune centrale, au contact du centre historique (Tours). Les immeubles trahissent la montée en puissance de la bourgeoisie au XIXème siècle (Neuilly) : ils donnent les perspectives, bordent les grandes places. Grâce aux ascenseurs, tous les étages sont habitables. Dans ces quartiers d'habitations, les immeubles cèdent la place à des maisons jointives (axes) ou non : Joué-les-Tours. Du point de vue démographique, la population a augmenté jusque dans les années 60 (NeuillyAsnières ou Vincennes). Les politiques de mixité sociale ont débouché sur les grands ensembles : quartier du Grand Parc (Bordeaux)... A l'origine, le train a permis l'essor du pavillon de banlieue : Antony.
  3. La seconde ceinture (dite périurbaine) concerne des communes périphériques, en discontinuité urbaine avec la partie centrale de la métropole. A l'ouest de Rennes, Le Rheu connaît un boom démographique dans les années 60, par l'adaptation de la ville à la voiture. Le pavillon individuel est d’abord né en pays anglo-saxon, associé aux classes moyennes et au développement de l'automobile : Los Angeles, 1950.
B. Agglomérations ou patchworks urbains ?
  1. La spécialisation géographique a produit des régions urbaines constituées de zones successives. A Los Angeles (carte / Utopie en tache) la métropole s'étale sur un rectangle de 200 x 50 kilomètres. La voiture explique l'apparition des zones commerciales et (parfois indirectement) des quartiers d'affaire : Nantes, capitale du bouchon vert.
  2. L'homogénéisation sociale des quartiers ne prend pas partout les mêmes traits caractéristiques. En France, les grands ensembles mal réhabilités concentrent toutes les difficultés : à Lyon comme à Grigny (Ne pas confondre jeu d’orgue et jeu d’écritures). A Los Angeles, les 'gated communities' sont le pendant des ghettos. L'économie parallèle de ces quartiers résulte de politiques publiques : carte scolaire (La carte à la carte), immigration, drogue. Voir cette synthèse complète sur la question.
  3. La reconversion est souvent difficile dans une zone métropolitaine, du fait même de l'étalement. Comment faut-il transformer les friches industrielles ? A Mulhouse, les anciennes fonderies accueillent l'université : Les étudiants à la fonderie. A Birmingham, s'ajoute la question du chômage des habitants (Vous avez dit délétère ?).
C. Sociétés urbanisées fragiles
  1. La modernité se comprend de façon positive : adéquation de la ville au modèle économique (mobilité, production à flux tendu, gestion des stocks, etc)... Elle va cependant au-delà : éclatement de la cellule familiale (L'homme de la Pampa, modèle familial ?), vieillissement de la population.. 
  2. Les questions de transport n'apparaissent surtout que du point de vue du développement durable. Sans prise en compte des effets de la bulle immobilière (Exil plus qu'exode). Bien sûr, les transports en commun présentent de nombreux avantages par rapport à l'automobile : si la densité urbaine le permet (Ceinture et Sainte-Soulle) ! Les transports fonctionnent difficilement en temps normal : Pas de hasards à Saint-LazareEn Île-de-France, un service annonce l'embouteillage permanent. 
  3. Les métropoles dépendent en tout cas d'un approvisionnement extérieur. C'est vrai pour l'électricité (Même Mary veut s'y installer à tout prix), ou pour les ordures (Querelles bisontines). Les catastrophes naturelles sont finalement des révélateurs :  voir chapitres précédents.
  4. Face au coût généré par l'étalement urbain, des réponses d'ordre comptable sont apportées, souvent ponctuelles, à l'insu parfois d'une population infantilisée (Technocratie contre démocratie). Dans le cas de la Sécurité civile, l'armée supplée aux insuffisances de cette dernière ; le peut-elle toujours (devenir du service civil) ? Quant à la dimension révolutionnaire...
D. Le cas des métropoles du Sud
  1. L’histoire est celle, universelle de toutes les métropoles : exode rural, en tant que phénomène naturel (non concerté), a pris un caractère plus massif, plus automatique : constitution d’Etats forts, sur un modèle centralisateur / industrialisation à marche forcée. Exception de la Chine communiste, avec ses 'mingongs'. Les transports collectifs chaotiques [Entre autres choses]. Mais au sud comme au nord, les périphéries pavillonnaires se développent en même temps par l'augmentation de l'utilisation de l'automobile : voir ici à Mexico. Un enfer urbain souvent encombré (Le Caire), soumis à la tyrannie du milieu physique (Jakarta), où l'on se perd facilement (Lagos), où l'on meurt sans bruit (Caracas) et où s'organisent de multiples trafics : Tepito, Mexico. Et puis on se lance dans le maintien de l'ordre... Bagdad.
  2. Une population marginale. Une masse importante de jeunes adultes (féconds, dans des villes peu préparées à accueillir des enfants) à la recherche d’un travail. De précaire, celui-ci devient ensuite stable. On ne devient pas citadin, on le devient à la naissance.
  3. Le chômage est pourtant le lot de beaucoup, car l'industrie n'emploie jamais qu'une portion des actifs. C'est souvent la croissance urbaine qui crée de l'emploi (bâtiment). Il en résulte souvent de l’instabilité politique et favorise les extrémismes. L'Algérie et plus généralement le monde arabo-musulman illustrent ce cocktail explosif
  4. Et pourtant la métropole attire. Le pouvoir d'achat y est plus élevé que dans les campagnes environnantes. On y est loin des traditions familiales (crimes d'honneur à Istanbul).
  5. Les plus grandes agglomérations (ou aires urbaines) cumulent souvent tous les défauts d'une urbanisation chaotique : médiocre structure urbaine (& horizontalité), médiocre qualité du bâti et du « confort » urbain (adduction, électricité, espaces verts, transports en commun…), problèmes de santé publique (épidémie, insalubrité, pollution industrielle…). Mais les classes moyennes supérieures rattrapent un standard internationalvivent à l'occidentale.
  6. Une extension spatiale mal maîtrisée / L’exemple d’Athènes : le site primitif est presque invisible. Sans anticiper sur les difficultés (circulation, disparition de l’espace agricole) inhérentes : médiocrité du bâti (lire aussi). / L’exemple de La Paz : verticalité centrale contre horizontalité périphérique / absence de mixité sociale & présence de bidonvilles. Opposition 'El Alto' / vieille ville
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CHAPITRE 2 - CRUES et INONDATIONS


  • Hors des zones arides, c’est l’ensemble de la planète qui est concernée : tout cours d’eau connaît, à échéance régulière, ou de façon exceptionnelle, des montées des eaux.
  • Se combinent les facteurs climatique (origines des écoulements), topographique (les vallées, entre cycles d’érosion et cycles d’accumulation), et ceux relevant de la géographie humaine : les vallées abritent souvent une population dense, alors même que les actions anthropiques – si elles ne causent pas les crues – leur confèrent un impact redoutable.
  • L’avancement des connaissances scientifiques permet de comprendre presque intégralement les mécanismes, donc de prévoir efficacement. On s’aperçoit toutefois vite à quel point il est délicat de revenir sur de mauvaises habitudes : déboisements, développement du bâti, etc.
  • Par l’étude des infrastructures (digues, barrages, etc.), et des politiques de prévention, de classement (zones humides, zones protégées), la géographie de l’aménagement qui s’esquisse aujourd’hui s’oppose à la politique des grands travaux privilégiée hier.
  • Localisation dans l’espace : carte projetée des principaux bassins fluviaux du monde... Ils sont séparés par des lignes de séparation des eaux.

A. La VALLEE et le COURS d’EAU
  1. Le profil (en long) d’un bassin-versant : en amont, il est large du fait d'une multitude de petits cours d'eau, puis il se rétrécit sur un tronçon central, la vallée du cours d'eau collecteur. Celle-ci s'élargit parfois dans sa partie terminale (aval). Il existe des points sensibles : gorges (et toutes les parties resserrées), barrages accidentels (végétaux, éboulis…), involontaires (piles de pont, par exemple) ou non, confluences. Exemple de la vallée de la Veyre en Auvergne (et ses problèmes de gestion) ou de l'oued El Maleh en Algérie.
  2. La vallée est une forme évolutive. On distingue (profil en large) les lits majeur, moyen et mineur (autrement appelé chenal d'écoulement). Celui-ci emprunte le thalweg. En fonction d'épisodes saisonniers ou exceptionnels, le cours d'eau gonfle et sort de son chenal d'écoulement (lien).
  3. L'alternance des phases d'érosion et d'accumulation (dans l’espace et dans le temps) produit des formes massives (les terrassesici dans la Drôme), un tracé en méandres si la pente faiblit et si la charge alluviale (lien) alentit l'écoulement du cours d'eau. Les zones humides résultent d'un délestage naturel : leur disparition dans la vallée de la Loire augmente le risque d'inondation. Îles, bourrelets et bancs de sables sont des formes de détail.
  4. L’alimentation d’un cours d’eau varie en fonction des précipitations, mais avec un décalage de quelques jours/semaines. Le ruissellement superficiel s’avère moins déterminant que l’alimentation interne, via la nappe phréatique (lien).





    B. CLIMATS et ALIMENTATION des cours d’eau
    1. Les cours d’eau glaciaires (gonflent grâce aux eaux de fusion) ; une limite beaucoup plus méridionale en Amérique du Nord qu’en Eurasie. Les phénomènes de débâcle (delta du fleuve Mackenzie - 28 mai 2008) ou d’embâcle (ici à Winnipeg, en avril 2009 / ou en montagne). Rappels historiques (la Seine et la Tamise prises par les glaces à la fin du XIXème siècle).
    2. Les cours d’eau soumis à des pics pluviométriques saisonniers : pluvio-nivaux (fonte de la neige) ou pluviaux (zones océanique ou tropicales). Les hautes eaux sont prévisibles : le Gange, lors de la Mousson. Avec parfois des inondations catastrophiques : le Bangladesh est régulièrement dévasté...
    3. Les cours d’eau méditerranéens cumulent hautes eaux saisonnières avec des épisodes soudains, aléatoires (surtout en automne) et catastrophiques. Ils dépendent des caractéristiques climatiques de la zone, mais s'avèrent d'autant plus dangereux que les zones concernées sont densément peuplées : la Californie fin décembre 2010.
    4. Les cours d’eau aréiques : spectaculaires mais faiblement nocifs, car en zone désertique. En Australie, toutefois, les dégâts de janvier 2011 dans l'Etat du Queensland sont très importants.
    C. Les INONDATIONS catastrophiques
    1. La courbe de crue (exemple du département de la Lozère en 2003) : à ne pas confondre avec les hautes eaux (cycliques) ; différencier les accidents : tous les 10 ans ou tous les 100 ans (voire tous les 1000 ans ?). Montrer par un schéma l’opposition entre les deux pentes de la courbe. Une vitesse variable dont l’évaluation permet d’organiser une parade : basse vallée de la Seine.
    2. L’endiguement se pratique surtout en situation d’urgence (sous différentes formes) : souvent trop tard, il ne fait le plus souvent que déplacer le problème ; il ne fonctionne de façon efficace qu’avec l’apport d’étangs de délestage (et autres zones inondables).
    3. Les barrages constituent l’aménagement le plus efficient : nombreux et de petites tailles à l’amont – pour retenir en particulier les eaux de pluies d’orages – , plus restreints (voire uniques) dans la moyenne vallée.
    4. Les politiques d’aménagement : gel du foncier, réimplantation des haies dans les pays céréaliers, reboisement dans le tiers-monde. … Mais, faut-il absolument aménager ?

    CONCLUSION
    • Les prolongements de ce thème abondent 1. La gestion de l’eau, en particulier dans les régions déficientes / 2. L’agriculture (les lacs de retenue servant de réserves pour de nombreux périmètres irriguées). / 3. La production d’électricité : la part de l’hydroélectricité diminue au fur et à mesure de l’augmentation de la production mondiale.
    • A propos des crues et inondations, il y a là un sujet à réflexion à propos de la liberté individuelle et à propos du rôle de l’Etat. Dans le cas de la France, ceux-ci existent pour différentes raisons : 1. Présence d’une zone très sensible naturellement, et où les infrastructures se sont multipliées (la France méditerranéenne). / 2. Développement incontrôlé d’un certain nombre d’agglomérations sur des zones inondables ; citons – parmi les plus importantes de l’Hexagone – Nantes, Toulouse, Bordeaux… Et surtout Paris !
     
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    CHAPITRE 3 - Le RISQUE SISMIQUE

    • Depuis la fin de l’ère Primaire, le continent unique (Gondwana), dont il reste des reliques montagneuses et des régions anciennes et stables, s'est disloqué : c'est la dérive des continents  (animation). Depuis environ 250 millions d’années et l'extinction de masse du Permien, les plaques se déplacent, se percutent parfois. Certains continents ont changé de zones climatiques.
    • Des questions demeurent en particulier concernant la prévision (contrairement au risque d'inondation). Certaines viennent d'être en partie éclaircies : exemple du risque de liquéfaction des sols en mars 2011.
    • Nombre de régions sensibles du point de vue tectonique, abritent une population dense. Il n'y a pas de risques naturels dans les déserts : Californie, Mexique, cordillère andine, Méditerranée, rift africain, Asie centrale, Japon...
    • Une faille bouge et les ondes se propagent (P puis S) en surface à partir de l'épicentre - par contraste avec l'hypocentre ou foyer...
    • Trois moments se juxtaposent : (1) immédiat, lorsqu’il s’agit d’un tremblement de terre ou d’une éruption (Pompéi, 24 août 79) ; (2) après coup, en cas de réplique ou de raz de marée (Alaska - Baie de Lituya, 8 juillet 1958 / vidéo) ; (3) à plus long terme, par exemple lors d’exceptionnelles éruptions (Philippines - Pinatubo, 15 juin 1991). Celles-ci rejettent tant de matières fines qu’elles en modifient le climat du globe (Indonésie - Tambora, 1815).
    Localisation dans l’espace. A replacer sur la carte les différentes plaques continentales (sous-plaques ?) / Les principales chaînes de montagnes (récentes ou anciennes), ainsi que les fonds marins / Le volcanisme actif : exemple du Japon, en bordure de la ceinture de feu.
     
    A. Dynamique (Voir théorie) 

    1. Les plaques s’écartent…(Accrétion) Des océans se forment, ou de nouvelles terres : l'Islande dans l’Atlantique nord, avec un plancher en perpétuel formation. + Volcanisme lié aux failles et points chauds : exemple de l'Auvergne.
    2. Les plaques rentrent en collision : (Subduction) c’est la formation de chaînes montagneuses. C'est le cas des Andes ou de la chaîne himalayenne.
    3. Les plaques coulissent : Faille transformante sur la ligne de frottement, des points de friction apparaissent. S’y accumulent de fortes tensions, jusqu’aux limites de résistance des roches : mécanisme des tremblements de terre. C'est l'exemple de la Californie soumise aux déplacements de la faille de San Andreas.
    4. Brève typologie d’éruptions : les géologues classent les différentes manifestations de volcanisme en fonction des mesures apparentes (puissance de l'explosion, hauteur du panache), de la viscosité de la lave, mais également des dangers occasionnés pour l’homme. Le résultat est une multitude de formes...

    B. Les parades possibles / L’homme et le risque tectonique
    1. Les constructions parasismiques font la preuve que les gratte-ciel (exemple de la Tokyo Sky Tree peuvent mieux résister que les bâtiments plus traditionnels. Quelques principes s'imposent : problème de l'habitat ancien. Les modifications fragilisent souvent les édifices : ajout d'un étage, extension, ouvertures, etc.
    2. Question de bénéfice / coût + problème du respect des normes dans de nombreux pays. Exemple de l'Italie.
    3. La gestion de crise reste épineuse du fait des phénomènes de panique = transports. Problème de l’arrêt de l’alimentation en eau et en électricité, puis de santé publique. Mexico 1985.
    4. La France. Peu de régions – même en métropole – peuvent se targuer de présenter un risque nul.  Il y a une carte des prévisions, et une autre des relevés de séismes entre 2003 et 2005. Rappel des épisodes les plus marquants : exercice à Bâle en (type séisme de 1356). Ne pas oublier les DOM-TOM !

    CONCLUSION. Dans le monde. trois régions phares : 1. Le Japon ; 2. La Californie ; 3. La Méditerranée. Et la logistique ?

     
     
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    CHAPITRE 4 - LES DESERTS

    Définition : pluviométrie et absence de sols. Un tiers des terres émergées du globe seraient menacées par la désertification (ex. sur le pourtour méditerranéen)
    • Dans les déserts chauds (Alice Springs) et froids (ex-Finlande), les forts contrastes thermiques et la rareté pluviométrique jouent sur le développement du règne végétal et animal, donc sur les activités humaines.
    • Dans les déserts équatoriaux (bassin du Congol'extrême homogénéité des températures et des précipitations provoque l'explosion végétale et animale et rend difficile l'habitat permanent.
    • Ici règnent un vide démographique (carte) et le caractère souvent nomade (Touaregs) ou itinérant (Inuits) des populations autochtones : soit qu’elles vivent de la chasse, de l’élevage, ou du commerce. L'harmonie avec la nature reste relative (cultures sur brûlis). Mais il y a des villes !
    • Oubliées des hommes, terres chéries des explorateurs, ces régions sont importantes à plus d'un titre : stratégique (Arctique pendant la guerre froide), politique du fait d’un tracé de frontière (Brésil), économique : par l’importance des richesses du sous-sol, au premier rang desquelles on trouve l’eau (également présente en surface sous forme solide), mais plus encore dans la zone équatoriale le bois, les diamants, les métaux rares...
    • Ouvrage de référence (avec les encyclopédies) : Jean Demangeot, Les milieux 'naturels' - Armand Colin (2006)

    A. Les DESERTS FROIDS : mécanismes et formes
    1. La latitude : le schéma du globe terrestre par rapport au soleil montre l’inclinaison des rayons (schéma).
    2. L’altitude : le schéma montre la diminution progressive des températures en fonction du gradient thermique, qui permet de comprendre l’étagement (donc le paysage naturel)
    3. L’orientation (en montagne) : le schéma montre l’opposition entre versants exposés et versants à l’ombre : ubacs et adrets.
    4. Au total (combinaison ou non des facteurs précédents), les variations quotidiennes influencent les précipitations neigeuses et donc l'alimentation des glaciers : ici le Moreno en Patagonie. (schéma).
    • L'histoire climatique. Si les déserts glaciaires recouvrent des surfaces (relativement) marginales, ils débordent au-delà des pôles ou dans les massifs montagneux dans le domaine péri-glaciaire caractérisé par des paysages hérités des glaciations
    • Dans l'un et l'autre alternance des formes d’érosion (vallées en 'U') priment sur les formes d’accumulation (moraines, lacs de surcreusement et/ou de verrous morainiques / exemple du Léman franco-suisse). Les paysages résultent de la pauvreté des sols, et de l'adaptation à l'amplitude thermique annuelle des espèces animales et végétales à un été bref (voir ci-dessous)... 









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      B. Les DESERTS CHAUDS : explication des mécanismes
      1. La stabilité anticyclonique : rappeler le mécanisme général de la circulation atmosphérique (de l’anticyclone vers la dépression); la carte climatique du globe assure la localisation de ces anticyclones, en particulier du Sahara.
      2. La continentalité : Le cas du continent eurasiatique (courbes d'isocontinentalité). Montrer le rôle  adjoint de l’orographie (effet de foehn).
      3. Les courants marins froids (carte) : poser le postulat de départ (lien avec vents dominants). Localiser les façades occidentales concernées...


      • Contrairement aux régions polaires, c'est l'amplitude thermique diurne qui s'impose dans les déserts chauds (stabilité annuelle = Tamanrasset). Celle-ci conditionne la morphogenèse ainsi que la vie végétale et animale; importance des précipitations occultes et des eaux profondes (héritées). 
      • Comme dans les déserts froids, les formes d’accumulation (dunes / ergs - FAO sur la lutte contre l'ensablement) plus rares que les formes d’érosion. Comme dans une sorte de sablage naturel, le vent façonne les roches et dégage les particules fines des regs. Lors des très rares pluies, les cours d’eaux deviennent dangereux (oueds, ici au Maroc)...





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      C. Les DESERTS EQUATORIAUX : explication des mécanismes
      1. La latitude '0' : l'inclinaison des rayons du soleil à l'équateur est stable toute l'année. Un angle d'incidence à 90° (schéma).
      2. La zone de convergence inter-tropicale : la carte du Pacifique montre la réunion des alizés des deux hémisphères (avec divergence, du fait de la force de Coriolis). Il en résulte une nébulosité permanente que l'on observe sur les images - satellite.
      3. La stabilité climatique vaut à la fois pour les températures (22-25 °C) et pour les précipitations (1.200 - 1.500 mm). Voir l'exemple de Manaus au Brésil.
      4. Le phénomène de convection s'applique partout sur le globe. Mais dans une zone sans vents dominants, il renforce l'humidité de l'air et aboutit à un cycle journalier d'évaporation - précipitation (schéma).
      • L'enfer vertMalgré la déforestation, la selva domine encore sur une bonne partie du Brésil intérieur (Voir ce dossier), en RDC ou dans les grandes îles indonésiennes (hors Java). Les fortes pluies lessivent les sols et façonnent les paysages (dossier).


      CONCLUSION
      • La guerre d'hiver (Finlande)
      • La guerre en montagne (Afghanistan, confins turcs, etc.)
      • La guerre dans le désert (Libye, Sinaï)
      • Trafics, terrorisme et conflits frontaliers (Sahara et ses marges)
      • Les marges équatoriales (Brésil occidental, Guyane française)

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      CHAPITRE 3 - CRUES et INONDATIONS


      • Hors des zones arides, c’est l’ensemble de la planète qui est concernée : tout cours d’eau connaît, à échéance régulière, ou de façon exceptionnelle, des montées des eaux.
      • Se combinent les facteurs climatique (origines des écoulements), topographique (les vallées, entre cycles d’érosion et cycles d’accumulation), et ceux relevant de la géographie humaine : les vallées abritent souvent une population dense, alors même que les actions anthropiques – si elles ne causent pas les crues – leur confèrent un impact redoutable.
      • L’avancement des connaissances scientifiques permet de comprendre presque intégralement les mécanismes, donc de prévoir efficacement. On s’aperçoit toutefois vite à quel point il est délicat de revenir sur de mauvaises habitudes : déboisements, développement du bâti, etc.
      • Par l’étude des infrastructures (digues, barrages, etc.), et des politiques de prévention, de classement (zones humides, zones protégées), la géographie de l’aménagement qui s’esquisse aujourd’hui s’oppose à la politique des grands travaux privilégiée hier.
      • Localisation dans l’espace : carte projetée des principaux bassins fluviaux du monde... Ils sont séparés par des lignes de séparation des eaux.

      A. La VALLEE et le COURS d’EAU
      1. Le profil (en long) d’un bassin-versant : en amont, il est large du fait d'une multitude de petits cours d'eau, puis il se rétrécit sur un tronçon central, la vallée du cours d'eau collecteur. Celle-ci s'élargit parfois dans sa partie terminale (aval). Il existe des points sensibles : gorges (et toutes les parties resserrées), barrages accidentels (végétaux, éboulis…), involontaires (piles de pont, par exemple) ou non, confluences. Exemple de la vallée de la Veyre en Auvergne (et ses problèmes de gestion) ou de l'oued El Maleh en Algérie.
      2. La vallée est une forme évolutive. On distingue (profil en large) les lits majeur, moyen et mineur (autrement appelé chenal d'écoulement). Celui-ci emprunte le thalweg. En fonction d'épisodes saisonniers ou exceptionnels, le cours d'eau gonfle et sort de son chenal d'écoulement (lien).
      3. L'alternance des phases d'érosion et d'accumulation (dans l’espace et dans le temps) produit des formes massives (les terrassesici dans la Drôme), un tracé en méandres si la pente faiblit et si la charge alluviale (lien) alentit l'écoulement du cours d'eau. Les zones humides résultent d'un délestage naturel : leur disparition dans la vallée de la Loire augmente le risque d'inondation. Îles, bourrelets et bancs de sables sont des formes de détail.
      4. L’alimentation d’un cours d’eau varie en fonction des précipitations, mais avec un décalage de quelques jours/semaines. Le ruissellement superficiel s’avère moins déterminant que l’alimentation interne, via la nappe phréatique (lien).





        B. CLIMATS et ALIMENTATION des cours d’eau
        1. Les cours d’eau glaciaires (gonflent grâce aux eaux de fusion) ; une limite beaucoup plus méridionale en Amérique du Nord qu’en Eurasie. Les phénomènes de débâcle (delta du fleuve Mackenzie - 28 mai 2008) ou d’embâcle (ici à Winnipeg, en avril 2009 / ou en montagne). Rappels historiques (la Seine et la Tamise prises par les glaces à la fin du XIXème siècle).
        2. Les cours d’eau soumis à des pics pluviométriques saisonniers : pluvio-nivaux (fonte de la neige) ou pluviaux (zones océanique ou tropicales). Les hautes eaux sont prévisibles : le Gange, lors de la Mousson. Avec parfois des inondations catastrophiques : le Bangladesh est régulièrement dévasté...
        3. Les cours d’eau méditerranéens cumulent hautes eaux saisonnières avec des épisodes soudains, aléatoires (surtout en automne) et catastrophiques. Ils dépendent des caractéristiques climatiques de la zone, mais s'avèrent d'autant plus dangereux que les zones concernées sont densément peuplées : la Californie fin décembre 2010.
        4. Les cours d’eau aréiques : spectaculaires mais faiblement nocifs, car en zone désertique. En Australie, toutefois, les dégâts de janvier 2011 dans l'Etat du Queensland sont très importants.
        C. Les INONDATIONS catastrophiques
        1. La courbe de crue (exemple du département de la Lozère en 2003) : à ne pas confondre avec les hautes eaux (cycliques) ; différencier les accidents : tous les 10 ans ou tous les 100 ans (voire tous les 1000 ans ?). Montrer par un schéma l’opposition entre les deux pentes de la courbe. Une vitesse variable dont l’évaluation permet d’organiser une parade : basse vallée de la Seine.
        2. L’endiguement se pratique surtout en situation d’urgence (sous différentes formes) : souvent trop tard, il ne fait le plus souvent que déplacer le problème ; il ne fonctionne de façon efficace qu’avec l’apport d’étangs de délestage (et autres zones inondables).
        3. Les barrages constituent l’aménagement le plus efficient : nombreux et de petites tailles à l’amont – pour retenir en particulier les eaux de pluies d’orages – , plus restreints (voire uniques) dans la moyenne vallée.
        4. Les politiques d’aménagement : gel du foncier, réimplantation des haies dans les pays céréaliers, reboisement dans le tiers-monde. … Mais, faut-il absolument aménager ?

        CONCLUSION
        • Les prolongements de ce thème abondent 1. La gestion de l’eau, en particulier dans les régions déficientes / 2. L’agriculture (les lacs de retenue servant de réserves pour de nombreux périmètres irriguées). / 3. La production d’électricité : la part de l’hydroélectricité diminue au fur et à mesure de l’augmentation de la production mondiale.
        • A propos des crues et inondations, il y a là un sujet à réflexion à propos de la liberté individuelle et à propos du rôle de l’Etat. Dans le cas de la France, ceux-ci existent pour différentes raisons : 1. Présence d’une zone très sensible naturellement, et où les infrastructures se sont multipliées (la France méditerranéenne). / 2. Développement incontrôlé d’un certain nombre d’agglomérations sur des zones inondables ; citons – parmi les plus importantes de l’Hexagone – Nantes, Toulouse, Bordeaux… Et surtout Paris !
         
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        CHAPITRE 4 - Le RISQUE SISMIQUE

        • Depuis la fin de l’ère Primaire, le continent unique (Gondwana), dont il reste des reliques montagneuses et des régions anciennes et stables, s'est disloqué : c'est la dérive des continents  (animation). Depuis environ 250 millions d’années et l'extinction de masse du Permien, les plaques se déplacent, se percutent parfois. Certains continents ont changé de zones climatiques.
        • Des questions demeurent en particulier concernant la prévision (contrairement au risque d'inondation). Certaines viennent d'être en partie éclaircies : exemple du risque de liquéfaction des sols en mars 2011.
        • Nombre de régions sensibles du point de vue tectonique, abritent une population dense. Il n'y a pas de risques naturels dans les déserts : Californie, Mexique, cordillère andine, Méditerranée, rift africain, Asie centrale, Japon...
        • Une faille bouge et les ondes se propagent (P puis S) en surface à partir de l'épicentre - par contraste avec l'hypocentre ou foyer...
        • Trois moments se juxtaposent : (1) immédiat, lorsqu’il s’agit d’un tremblement de terre ou d’une éruption (Pompéi, 24 août 79) ; (2) après coup, en cas de réplique ou de raz de marée (Alaska - Baie de Lituya, 8 juillet 1958 / vidéo) ; (3) à plus long terme, par exemple lors d’exceptionnelles éruptions (Philippines - Pinatubo, 15 juin 1991). Celles-ci rejettent tant de matières fines qu’elles en modifient le climat du globe (Indonésie - Tambora, 1815).
        Localisation dans l’espace. A replacer sur la carte les différentes plaques continentales (sous-plaques ?) / Les principales chaînes de montagnes (récentes ou anciennes), ainsi que les fonds marins / Le volcanisme actif : exemple du Japon, en bordure de la ceinture de feu.

          A. Dynamique (Voir théorie) 

          1. Les plaques s’écartent…(Accrétion) Des océans se forment, ou de nouvelles terres : l'Islande dans l’Atlantique nord, avec un plancher en perpétuel formation. + Volcanisme lié aux failles et points chauds : exemple de l'Auvergne.
          2. Les plaques rentrent en collision : (Subduction) c’est la formation de chaînes montagneuses. C'est le cas des Andes ou de la chaîne himalayenne.
          3. Les plaques coulissent : Faille transformante sur la ligne de frottement, des points de friction apparaissent. S’y accumulent de fortes tensions, jusqu’aux limites de résistance des roches : mécanisme des tremblements de terre. C'est l'exemple de la Californie soumise aux déplacements de la faille de San Andreas.
          4. Brève typologie d’éruptions : les géologues classent les différentes manifestations de volcanisme en fonction des mesures apparentes (puissance de l'explosion, hauteur du panache), de la viscosité de la lave, mais également des dangers occasionnés pour l’homme. Le résultat est une multitude de formes...

          B. Les parades possibles / L’homme et le risque tectonique
          1. Les constructions parasismiques font la preuve que les gratte-ciel (exemple de la Tokyo Sky Tree peuvent mieux résister que les bâtiments plus traditionnels. Quelques principes s'imposent : problème de l'habitat ancien. Les modifications fragilisent souvent les édifices : ajout d'un étage, extension, ouvertures, etc.
          2. Question de bénéfice / coût + problème du respect des normes dans de nombreux pays. Exemple de l'Italie.
          3. La gestion de crise reste épineuse du fait des phénomènes de panique = transports. Problème de l’arrêt de l’alimentation en eau et en électricité, puis de santé publique. Mexico 1985.
          4. La France. Peu de régions – même en métropole – peuvent se targuer de présenter un risque nul.  Il y a une carte des prévisions, et une autre des relevés de séismes entre 2003 et 2005. Rappel des épisodes les plus marquants : exercice à Bâle en (type séisme de 1356). Ne pas oublier les DOM-TOM !

          CONCLUSION. Dans le monde. trois régions phares : 1. Le Japon ; 2. La Californie ; 3. La Méditerranée. Et la logistique ?