lundi 3 juin 2019

Hausse du prix de l'électricité à l'été 2019

L'augmentation du coût de production de l'électricité (construction, entretien, acheminement) et celle des taxes prélevées ne sont pas aisées à distinguer. Il n'empêche que les Français paieront plus cher pour leur facture d'électricité : entre 50 et 100 euros par an et par foyer. Ils ne sont pas les plus mal lotis du continent.
Depuis le réacteur de Chooz B, en production depuis 1997, et l'ouverture deux ans plus tard de ceux de Civaux, il n'y a plus eu d'inauguration de nouvelles centrales. Les gouvernements français tergiversent face à une opinion désormais frileuse. Que l'on annonce franchement l'abandon du nucléaire - si l'on veut que la France se retrouve totalement liée aux fluctuations des prix des hydrocarbures - pour permettre au moins aux producteurs d'électricité alternative de rentabiliser leurs projets.
Une gestion marginale avec des objectifs de court terme n'a fait que repousser les échéances, quand Chine et Etats-Unis ont mené des politiques en cohérence avec leurs ambitions de grande puissance (non sans risques) : nucléarisation, développement de pétroles non conventionnels.

mardi 28 mai 2019

Les partisans soviétiques (1941-44)

Dans ce livre publié par l'historienne Masha Cerovic (en 2018) il y a bien des choses à relever. Elles sont pour l'essentiel très positives : en dehors de l'écriture de certains chapitres - une fois passés les premiers paragraphes et le souci d'accrocher le lecteur - et de la dilution regrettable des témoignages de rescapés dans le texte. A ces remarques de détail, j'ajouterai qu'il manque une présentation précise de la géographie européenne dans cette partie centre-orientale... Que sont les marges taïga/toundra, à quel point les formes péri-glaciaires constituent-elles les paysages (lacs, marécages, raspoutitza) et comment le cycle saisonnier influe-t-il constamment sur les combattants (été court, chaud et humide mais hiver long, sec et débordant sur les printemps et automne) ?
Ces remarques pèsent toutefois infiniment moins dans la balance que les apports nombreux de l'historienne. Les enfants de Staline font date, tant la qualité de l'ensemble impressionne, tant l'envie naît de voir l'ouvrage intégrer un ensemble plus large, dans le champ de réflexion stratégique. La lecture de Masha Cerovic s'impose, pour qui veut mieux saisir l'histoire de la Résistance en France ou en Italie dans la même période, pour qui souhaite s'arrêter à la méconnaissance des Occidentaux du Front de l'Est. Le livre réduit à peu les prétentions - je m'en réjouis - d'une certaine école de pensée plaçant l'offensive du 22 juin 1941 au sommet de l'art de la guerre. Masha Cerovic ne tombe pas non plus dans le piège d'une glorification de l'histoire soviétique détournant les faits pour infléchir favorablement le bilan du maréchal Staline en 1945.  
Barbarossa est l'enfant avorté d'un dictateur allemand mal entouré, piètre travailleur et médiocre penseur qui offre la possibilité au système révolutionnaire de renaître de façon aussi atroce qu'imprévue. J'isole pour finir cinq points à retenir peut-être :
  1. La réflexion sur le train et la logistique est très éclairante. Une division de la Wehrmacht consomme 170 tonnes de matériels/jour en 1941. Il y en a 140 à approvisionner : via un territoire mal doté en infrastructures. Hitler, ignorant de 1812, intoxiqué par la propagande soviétique.
  2. L'administration allemande des territoires occupés (dès 1942) ne peut que distinguer axes et gros bourgs/villes (d'un côté) et zones rurales de l'autre. Avec pour effet, en plus d'interventions ponctuelles et brutales, une guerre civile entre Soviétiques. [chapitre 5]
  3. On savait que Berlin n'avait rien compris aux séparatismes antisoviétiques (baltes ou ukrainiens), ni à la capacité de sédition de hauts officiers (Vlassov). Masha Cerovic révèle une ignorance totale de ce qu'a généré la collectivisation stalinienne... [chapitre 6]
  4. Dès 1942, l'administration nazie des territoires occupés organise la Solution finale, tente de gérer l'approvisionnement de la Wehrmacht. Dans le même temps, des districts entiers se muent en mini républiques bolchéviques, la haine des Allemands devenant la plus forte...  
  5. Conclusion. Chapitres ultimes sur deux aspects cruciaux : comment l'administration nazie a créé les conditions (1941-43) d'une guerre civile en zone occupée - à l'ouest d'Orel par exemple -, avec la répression épouvantable organisée par des unités constituées de supplétifs (Hongrois, Roumains, Baltes, Polono-Ukrainiens). Le second : après Stalingrad, la Wehrmacht en recul intervient directement dans l'écrasement de maquis de partisans qui n'ont ni les chefs ni les matériels pour faire pièce. Pertes inquantifiables, éradication aux conséquences à long terme (Khrouchtchev, Biélorussie)... 

mardi 21 mai 2019

Alabama 2019, ou la prohibition de l'avortement

Les tweets de ce 16 mai visent à mettre en perspective la décision - par le Parlement de l'Alabama - de pénaliser durement le recours à l'avortement. Les autorisations dans cet Etat du Vieux Sud relèveront désormais de l'exception. A ceux qui leur parlent de la situation qui prévaut ailleurs aux Etats-Unis, à la possibilité des plus riches de voyager hors de l'Alabama pour avorter, les promoteurs de la nouvelle législation répondent implicitement : "nous ferons plier la Cour Suprême".

Mais qu'en est-il pourtant de la situation de l'Etat du point de vue de sa natalité ? Celle-ci n'est pas brillante. La population de l'Alabama vieillit et perd de ses forces vives (ICF < 1,7 enfant par femme); la part des adolescentes déclarant une grossesse précoce est nettement plus forte que dans les Etats les plus prospères (NY, Ca). Il s'avère plus difficile de légiférer sur les fractures entre habitants de couleurs de peau différentes, sur le chômage ou la pauvreté culturelle des petites villes de l'Etat; assez bizarrement, les districts ruraux proches du fleuve Mississippi semblent plutôt prospères...  

jeudi 16 mai 2019

Sahel en péril

Les trois "entrées" évoquées pour ma série de cartes mises en ligne sur mon fil Twitter sont les suivantes : 
  1. les voies caravanières traversant le désert saharien dès la plus haute Antiquité : la vallée du Nil étant la plus commode et la plus célèbre. La route qui relie la région du lac Tchad, le Fezzan et le fond du golfe de Syrte (en Libye actuelle) attire particulièrement l'attention, car elle témoigne d'une pérennité géo-climatique du Sahara : les caravaniers suivaient là des régions lacustres disparues (avec le réchauffement climatique) et des cours d'eau asséchés. 
  2. l'Islam se diffuse de façon accélérée en Afrique française (AOF), alors même que le colonisateur a proclamé dans la deuxième moitié du XIXème sa volonté d'interférer dans le commerce des esclaves pour justifier la conquête de nouveaux territoires : jusque et au-delà de la boucle du Niger. L'Islam, religion des commerçants, se diffuse d'autant plus facilement qu'il convient par ailleurs au colonisateur (religion réputée conservatrice) qui ne veut pas s'appuyer sur un substitut (pas de missionnaires pour la République), dans une zone désormais pacifiée et économiquement irriguée grâce à l'essor du commerce transsaharien. On se situe là bien loin du choc de civilisation
  3. la géographie prime sur les écarts de dynamique démographique (Sahel/Sahara ou nomades/sédentaires). L'Afrique noire est majoritairement chrétienne confrontée à une pression extérieure. Cela étant, il apparaît que les provinces maritimes donnant sur le golfe de Guinée - exemple du Nigeria - connaissent des formes d'émergence qui laissent à l'écart l'intérieur du continent, musulman et déstabilisé par les flux d'argent générés par les activités illégales (armes, drogues, migrants, etc.) Le djihadisme, révélateur plutôt que générateur...

mardi 7 mai 2019

Contre la rente, mais pour la propriété !

Comme le tweet ci-dessous l'indique, cette émission de la mi-journée de la Grande Table pose plusieurs questions autour d'une même problématique : pourquoi est-il si difficile de se loger dans les grandes villes ? Les deux intervenants Robin Rivaton et Emmanuel Dockès apportent d'utiles éclairages…


Certes, ils s'avèrent imprécis, lorsque le premier définit trop étroitement le lien économique entre métropolisation et tertiarisation, trop historiquement la naissance de la métropolisation dans les années 1960 (*), ou quand il associe le phénomène urbain à une pénurie (quasi naturelle ?) du foncier. Bien au contraire, on observe l'impact d'un urbanisme opérationnel [rappelons l'écart entre le Grand Londres - 1570 km² - et la commune de Paris - 105 -] dont les effets se font sentir à court ou long terme. Assez curieusement, ni l'un ni l'autre ne s'attardent sur la notion de bulle à propos de la flambée des prix de l'immobilier dans les métropoles évoquées.

Mais l'intention louable compte bien davantage que les erreurs commises. RR et ED alertent sur les conséquences d'une métropolisation non combattue, idéalisée parfois; au point qu'elle suscite le rejet chez tous ceux qui la considèrent néfaste
  • produisant un éloignement (= non choisi) des centres-villes, 
  • couronnant la fracture générationnelle entre actifs accédants et retraités rentiers, 
  • … et - enfin - produisant un risque de déstabilisation sociale (inégalités = processus révolutionnaire)
Chacun pourra écouter les deux intervenants sur leurs propositions concrètes. Elles touchent à l'imposition du patrimoine et du foncier. Le sujet est si sensible que l'expression de mon opinion (de non-économiste) n'apporterait pas grand chose au débat (**). En revanche, il me semble que l'idée de pénurie du foncier constructible pourrait être utilement combattue par le rappel de son caractère relatif. 

Réviser les règles du droit à bâtir permettrait de changer les perspectives : si les densités du Grand Londres approchaient celles de Paris, la capitale anglaise pourrait contenir… 31 millions d'habitants; elle n'en compte qu'un tiers ! De même, la réalisation du Grand Paris - aujourd'hui repoussée dans le temps - s'avèrera positive si et seulement si les communes de la première couronne francilienne acceptent le niveau de densité de la commune-centre (***). Le droit collectif d'expropriation (avec indemnisation négociée) d'une municipalité permet de garantir à la fois la pérennité du droit individuel, la propriété des citoyens et la croissance de la population; dans le cas contraire, la ville dépérit ou risque le chaos social...  

Affaire à suivre !

[9 mai] Je signale à cette occasion que Bernard Devert, prêtre lyonnais fondateur de l'association Habitat et Humanisme, a écrit dans le journal Ouest-France une tribune percutante. Il met en corrélation le développement des métropoles (Paris, sans la nommer totalement) et l'affaiblissement des villes moyennes. Pour lui, cette catastrophe se produit avec l'aide de la puissance publique qui finance les grandes infrastructures de transport, les pôles universitaires, les centres artistiques et/ou culturels; le tout sous couvert d'efficacité et d'harmonisation. Bernard Devert s'appuie plus précisément sur les cas de Montluçon - dont il rappelle la véritable saignée démographique (- 20.000 habitants en un demi-siècle) et Nevers frappée par l'effondrement du marché immobilier...


(*) Il y a ici manifestement chez RR une confusion entre métropolisation (phénomène né de la révolution industrielle) avec ce que l'on pourrait appeler la révolution patrimoniale : née après 1962 de la loi Malraux (en France), et de la volonté affichée par les pouvoirs publics de distribuer des aides aux particuliers préservant les immeubles et maisons dans les centres-villes historiques. Le retour des classes aisées en coeur d'agglomération en résulte (boom des prix et amélioration des temps de transport, au contraire de ce que l'on observe en périphérie) mais ne crée pas le fait métropolitain !

(**) Je pressens un certain irénisme au sujet d'une politique qui promouvrait la baisse des prix de l'immobilier. Celle-ci ne peut être présentée comme envisageable alors qu'elle va à l'encontre des intérêts bien comptés d'une partie du corps électoral : les rentiers, précisément…

(***) Dans un post précédent, je cédai au pessimisme en décrivant une confirmation géographique du mouvement de métropolisation : augmentation forte des prix en seconde couronne francilienne et rejet à plus de 100 kilomètres de Paris des foyers les plus modestes

mercredi 10 avril 2019

Mise à jour

Après douze ans de fonctionnement (octobre 2006 - novembre 2018), j'ai donc fermé mon blog hébergé par la plate-forme du Monde. Mes regrets n'ont pas pesé dans ma décision, qui se rapportent à l'exercice d'écriture autant qu'à l'éviction prononcée par mon hébergeur. Je préfère encore précéder la date butoir que d'attendre le couperet du mois de juin. Ceux que cela intéressent pourront lire ce tweet, et plus encore les commentaires qui suivent (merci à leurs auteurs :)

 

On doit se méfier de l'entre-soi, encore plus si la communauté d'esprit est restée purement formelle. Cet impératif s'applique à bien des domaines, y compris à celui de la pensée. Je continuerai donc à tenir ouverte cette fenêtre d'écriture, même de façon épisodique : en tant qu'écrivain numérique (= blogueur) non-journaliste et non-expert. Mes archives de posts sont évidemment ouvertes à qui voudrait s'en servir... A très bientôt,
BL 

lundi 1 octobre 2018

Le continent africain en dix heures (2018)



Introduction./ 
  1. Immensité (carte ci-dessus) Le continent s'étend sur une superficie trois fois plus importante que l'Europe (30,4 millions de km² contre 10,2). On peut faire rentrer la Chine, l'Inde, les Etats-Unis, le Japon et une bonne partie de l'Europe occidentale (carte-montage).  
  2. Jeunesse. Les Africains  sont en moyenne plus jeunes mais moins nombreux que les Chinois : 1,22 milliards d'habitants. L'âge médian ne dépassait pas 20 ans en 2012. Dans le centre du continent noir - Afrique de l'Ouest et centrale - les deux tiers des habitants n'ont pas 25 ans (défis).
  3. Densité faible sur les trois quarts de la surface. Le doublement de la population continentale - annoncé pour 2050 - fera que l'Afrique rejoindra l'Europe (73 hab/km²) en terme de densité (40 => 80 hab/km²). Son quadruplement rapprocherait l'Afrique de la situation de la Chine (136), loin derrière l'Inde (394)
  4. Francophonie utile sur un continent marqué par la fragmentation linguistique (carte). Langue officielle dans une vingtaine d'Etats africains, officieuse dans de nombreux autres (carte).

1/10 Le Sahel : environnement et géopolitique
  • Le bassin-versant du Niger (atlas) est le plus vaste de la bande sahélienne, à l'exception du Nil (carte) qui la traverse avant d'atteindre le Sahara (carte). Le fleuve qui prend naissance dans le Fouta-Djalon mesure 4.200 km et connaît un régime pluvial de type tropical : avec une alternance bisannuelle, liée aux fluctuations de la zone de convergence intertropicale (lien).
  • Recul de la savane claire.
    • Une abondance relative de la pluviométrie (carte). L'aridité accentuée par l'homme :
      • Outre l'alternance entre saison sèche et saison des pluies, on observe une récurrence des périodes pluri-annuelles (pluvieuses, ou au contraire, de déficit). Exemple dans le sud-ouest de la Mauritanie (lien).
      • Le sur-pâturage (lien) et la sur-culture dans un contexte d'érosion des sols (diapos)
    • Appauvrissement des sols et mécanismes d'érosion 
      • Les trois paramètres sont les pluies violentes, l'ensoleillement et le troisième qui résulte des deux précédents : impact du vent (lien)
      • Aridification (diminution des précipitations) et mauvaises pratiques agricoles : lessivage, concentration en sels (= acidification) et surexploitation basée sur des plantes mal adaptées.
    • Economiser le bois de construction : voûte nubienne (lien)
  • Intégration économique en marche
    • La culture du mil - plante présente à l'état sauvage dans le Sahara - a connu un développement au cours du IIème millénaire av.J.-C., parce que les précipitations diminuaient et que le Sahel s'asséchait. Le pb. est que l'aridité s'est accélérée en quelques décennies (lien)
    • L'extraction des matières premières… 
      • L'uranium du Niger (lien) : dans l'Aïr (carte), la bénédiction s'est transformée en malédiction… Corruption, effet d'aubaine pour la main d'oeuvre, perte des pâturages et pollution éolienne (lien). 
      • Le boom de l'or s'avère une activité de substitution depuis le début des années 2010 (lien).
    • Que fait l'armée française au Sahel ? (lien
  • Eleveurs et cultivateurs, ex-ruraux et néo-littoralisés
    • L'empire du Mali (carte). Le commerce croisé du sel et de l'or (lien) raconté par Ibn Battuta… Peuples transfrontaliers et conflits anciens (lien
    • Les routes du commerce jusqu'au XIXème siècle utilisent les dromadaires pour faire transiter esclaves et matières premières : l'itinéraire des caravanes de l'Azalaï permet de mieux comprendre les routes nouvelles utilisées par les migrants contemporains (lien).
    • Les nouveaux territoires du peuplement africain..


2/10 Le golfe de Guinée entre francophones et anglophones.
  • Intro. sur le géant démographique de l'Afrique : le Nigéria (lien et projection
    • Chimamanda Ngozi Adichie (biographie), auteure de l'Afrique littorale et des liens atlantiques; intellectuelle ayant réfléchi sur la guerre civile. 
  • Les stigmates de la guerre civile 
    • "L'autre moitié du soleil" (lien) décrit l'un des grands conflits africains du XXème siècle : la guerre du Biafra est aujourd'hui oubliée ailleurs qu'en Afrique de l'Ouest (carte)…
    • Il y a cinquante ans, le bilan du conflit - en particulier à cause des bombardements de l'armée nigériane - s'aggrave du fait de la famine (lien). Le colonel Ojukwu meurt en 2011 (lien). 
    • Années 2000. Le spectre de la guerre civile revient avec Boko Haram et des éléments radicalisés transfrontaliers - éleveurs Haoussa (carte) - qui suivent un prêcheur fondamentaliste, Yussuf (lien)
  • Littoralisation accélérée (carte de la métropolisation africaine en 2007). Le marasme des années 80-2000 a laissé place à une forte croissance économique (lien)   
    • La croissance économique du port de Cotonou doit être rapprochée historiquement de celle d'Abidjan (lien), avec un bénéfice tiré de la guerre civile en Côte d'Ivoire et l'installation dans les années 2000 des grands groupes privés (lien).
    • Explosion urbaine à Lagos : exode rural massif (500.000 arrivées annuelles au cours de la dernière décennie), développement des activités, progression rapide de l'urbanisation (lien) et encombrements multiples dans une métropole dépourvue de métro (lien).
  • Les cultures d'exportation 
    • A l'instar du Ghana voisin (et en lien avec le café), la Côte d'Ivoire dispose d'un organisme gouvernemental - le Conseil Café Cacao - qui vise à réguler le marché du cacao en fixant les prix. Les deux premiers producteurs mondiaux cherchent toujours à imposer un oligopole (lien)
    • Dans le secteur de la banane, la concurrence est plus forte, car les producteurs sont plus nombreux : Côte d'Ivoire, Cameroun pour les plus importants. Les pays d'Afrique de l'Ouest subissent la montée en puissance des Latino-américains et doivent craindre les évolutions du marché européen : Brexit et fin des soutiens au développement (lien).
    • Pour les autres produits, on constate partout la primauté des petites exploitations traditionnelles qui ne laissent espérer aucun gain de productivité (lien). Quant à la préoccupation d'une exploitation durable des ressources, les progrès sont lents (lien). 
  • Problématiques pétrolières. L'avenir du secteur tertiaire 
    • Sécurité des plate-formes : contrebande et terrorisme (lien)
    • Poids des hydrocarbures dans l'économie nigériane (lien)
    • Développement du tourisme - intégration au monde occidental - ou montée en puissance du fondamentalisme religieux. Dans cet article pointe l'hypothèse d'une guerre civile sur la base des dissentions entre courants musulmans. 
3/10 L'Afrique centrale
  • L'organisation régionale et les contraintes naturelles
    • De la savane arborée (adaptée à l'alternance des saisons) à la forêt dense : l'Afrique équatoriale reçoit des précipitations abondantes (carte / diagramme de Bangui) ce qui ne veut pas dire que le potentiel hydrique (carte) permette un développement agricole en cas de déforestation.
    • Le bassin versant du Congo (4.700 km) s'étend sur 3,7 millions de km² (lien). Nul ne sait quand fonctionnera le barrage d'Inga (lien).
      • Un profil original, avec deux grandes ruptures de pente (lien) et un immense plateau central
      • Parmi les affluents, les rivières Oubangui et Kasai donnent au fleuve son régime complexe (lien)
  • De Mobutu à Kagamé, loin de la caricature d'Amin Dada : le dernier roi d'Ecosse histoire (film). Chefs militaires et Etats faillis
    • Histoire post-coloniale... 25 novembre 1965, coup d'Etat à Kinshasa (lien).  
    • Génocide rwandais (carte), baptême sanglant du nouveau pouvoir à Kigali (chronologie). A la tête de l'OIF depuis octobre 2018 (Organisation Internationale de la Francophonie) une ministre rwandaise :  Louis Mushikiwabo (biographie)
    • Persistance de la guerre dans le Kivu à fort potentiel, dans l'est du pays où se maintiennent milices et groupes mafieux (lien) : opérations de l'Onu inopérantes. Denis Mukwege reçoit en octobre le Nobel de la paix (lien).
    • Un contre-pouvoir : l'Eglise catholique (lien). 
  • L'exploitation des matières premières...
    • Hier La spécificité de l'Afrique sous l'autorité théorique du roi des Belges, en coupe réglée par des société privées exploitant les matières premières sans scrupules ni investissements, avec des effets à long terme (lien) : pour maintenir l'ordre est créée une milice privée, la Force Publique (lien)
      • Le roman Au coeur des ténèbres de Joseph Conrad (lien) trouve un écho inattendu dans Le rêve du Celte de Mario Vargas Llosa, histoire d'un personnage ayant réellement existé : Roger Casement (lien)…
    • Aujourd'hui. L'exploitation forestière demeure présente, mais des minerais rares s'y ajoutent : cobalt (lien) et coltan (lien) montrent que le pouvoir - en RDC - s'appuie sur l'exploitation des matières premières (lien). Les Chinois tirent les marrons du feu (lien).
  • Kinshasa, (plan) métropole de 10 millions d'habitants (lien) devenue première ville-monde francophone (lien).
    • La création kinoise : sapeurs et/ou musiciens amateurs de rumba; constructeurs de robots pour la circulation routière (lien). Le commerce de luxe (lien).
    • La pauvreté des bidonvilles : inquiétude régulière sur les épidémies (lien) même si l'inquiétude concernant le virus ebola semble levée (lien), coupures d'électricité, et surtout problème de l'écoulement des eaux à la saison des pluies : glissements de terrain meurtriers en janvier 2018 (lien).
4/10 L'Afrique orientale, face à l'océan Indien
  • Histoire littorale (carte)
    • Expansion de l'Islam et persistance des courants commerciaux anciens (lien). Le cas historique de Mascate (carte) et Zanzibar (lien
    • Communautés indiennes sur la côte orientale de l'Afrique (carte). D'une diaspora ancienne (lien) à la formation de minorités économiquement structurées : à Maurice, on compte 71 % de Persons of Indian Origin (lien)
  • Corne de l'Afrique : extérieure au continent ?
    • L'Ethiopie mosaïque ethno-linguistique (lien)
      • ... et l'expérience totalitaire de Mengistu. Le procès du dirigeant communiste remonte à 2006, sans grande conséquence pour lui (lien). Accueilli au Zimbabwe, il ne rentrera pas dans son pays malgré l'ampleur de ses crimes (lien
      • En Tanzanie, Nyerere abandonne le pouvoir pacifiquement (lien)
    • Le non-Etat du Somaliland, et la situation sécuritaire (lien
  • Nairobi et l'expansion économique du Kenya (stats et carte)
    • Le port de Mombassa, porte ouverte sur le continent depuis 1903 et l'ouverture de la ligne de chemin de fer de l'Ouganda (lien) reliant la ville au lac Victoria  (lien) dans un pays globalement stable. Faut-il pour autant classer le Kenya dans les émergents (lien) ?
    • Métropole ouverte qui inaugure fin octobre une liaison avec NYC (lien) ou capitale encombrée de bidonvilles (lien), Nairobi est de toutes façons apparue comme une cible en septembre 2013 (lien). Quant aux pbs de circulations, ils s'avèrent aigus (lien)
  • Nature menacée et parcs naturels. Questions de sécurité et lutte contre le braconnage
    • Avec 8 % de croissance en 2017, la destination africaine suit la progression du nombre de touristes dans le monde (lien). L'Afrique de l'Est s'appuie sur ses atouts : culture, paysages, espaces sauvages (lien). Source d'emploi pour les jeunes dans les campagnes...
    • L'activité est cependant cyclique, dépendante de facteurs extérieurs (exemple de l'impact du virus Ebola) et coûteuse en infrastructures publiques (lien). A Madagascar, trésor de biodiversité, les limites sont perceptibles (lien)
    • Attractivité et menaces sur la biodiversité (lien)
5/10  Afrique australe : hier la guerre 
  • Une guerre civile contemporaine 
    • Entre Européens (lien), un conflit à la source de l'Afrique du Sud et une victoire au coût exorbitant (cartes)
  • La sortie de l'apartheid 
    • … Les townships (Johannesburg-Pretoria) et les shacks (lien). 
    • Le spectre de la redistribution des terres (lien)
    •  Les questions de santé (lien)
  • Deux Etats lusophones : comment sortir de la guerre ? 
    • Jonas Savimbi et le conflit angolais (lien). Le guérillero meurt en 2002 (nécrologie)
    • Les mines anti-personnel au Mozambique (lien).
  • Une île-Etat francophone en campagne présidentielle : Madagascar…