Introduction. Alors que s'achèvent les grandes découvertes (Antarctique, Himalaya), les géographes ont du se défaire du piège du déterminisme. Ils ont cependant perdu le combat des idées face à ceux qui considèrent le terrain comme une variable annexe (y compris de l'action militaire). Se préparer à des opérations extérieures dans les déserts a fait oublier d'être prévoyant et clairvoyant sur les fragilités des espaces denses.
Et la France en est un, qu'il s'agisse de la métropole ou de l'Outre-Mer.
Et la France en est un, qu'il s'agisse de la métropole ou de l'Outre-Mer.
PLAN de COURS (en rouge, les points d'approfondissement) :
A. Le risque géo-climatique
=> La circulation générale des vents et le système anticyclonique (lien). Application à l'Asie des Moussons (lien)
=> La circulation générale des vents et le système anticyclonique (lien). Application à l'Asie des Moussons (lien)
1. L'homogénéité thermique et ses exceptions
2. L'hétérogénéité pluviométrique (saisonnière)
=> La zone de convergence intertropicale et la formation des cyclones (lien)
- Le climat tropical bi-saisonnier, et son impact en terme hydrographique.
- Le bassin-versant du Niger (hier et aujourd'hui) et la saison des pluies. Climat de Bamako (lien). Le fleuve à Gao (lien).
- Et au-delà : le climat méditerranéen est-il sub-tropical ?
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=> L'adaptation des habitants du désert (chaud et froid). Le nomadisme à l'âge d'or des études sahariennes, et aujourd'hui au Québec (lien).
- Les courants marins froids (lien)
- La continentalité, liée ou non à la topographie (lien)
- La stabilité anticyclonique (lien)
- La stabilité cyclonique australienne (lien) et sa disparition épisodique : les grandes crues provoquent l'intervention de l'armée (lien)
- L'érosion génératrice de formes de relief et créatrice de paysages
- Photos de l'Adrar des Ifoghas (localisation) : traces de paléo-climats humides (lien), inselbergs (lien) roches moutonnées et reg (lien), oued ensablé (lien) nomades et acacia (lien).
- L'étirement logistique en zone désertique. De septembre 1798 à mars 1799 (lien et carte)
- L'angle d'incidence du rayonnement solaire (lien)
- La pauvreté des sols soumis à l'alternance gel-dégel (sols polygonaux - lien). Le passage de la taïga à la toundra s'explique par la diminution des précipitations et des températures...
- La géographie canadienne (lien) et les Kerguelen... (lien)
- Les écoulements de surfaces post-glaciaires : embâcle-débâcle...
- La Bérézina (lien), près du terme de la retraite de Russie (lien)
- La Finlande (lien)
B. La contrainte topographique
1. Les littoraux
=> Les littoraux actuels subissent depuis la fin de la transgression flandrienne (c'est-à-dire depuis 20.000 ans / lien) une élévation du niveau général des mers et océans. On appelle les parties de continent submergées, plate-formes continentales (lien)
1. Les littoraux
=> Les littoraux actuels subissent depuis la fin de la transgression flandrienne (c'est-à-dire depuis 20.000 ans / lien) une élévation du niveau général des mers et océans. On appelle les parties de continent submergées, plate-formes continentales (lien)
- (a) Les littoraux dits ouverts correspondent à des plaines littorales à l'altitude de l'eau, soumises au cycle des marées (lien)...
- Parfois ponctuées de portions rocheuses ou d'embouchures de fleuves. Deux formes exceptionnelles : estuaires (la Plata) et deltas (le Nil). Les embouchures de fleuves sont des voies d'accès privilégiées : l'opération Frankton en décembre 1942 (lien).
- Les sables proviennent du continent, le plus souvent (dépôts éoliens); à l'issue d'un cycle d'érosion et de sédimentation. Le bourrelet dunaire peut barrer l'écoulement des eaux terrestres, provoquant la formation de lacs et lagunes.
- Le phénomène de littoralisation illustre le passage d'un espace repoussoir (zones paludéennes), ou refuge (mangroves - Guinée) à une mise en valeur (mission Racine (lien et carte) aujourd'hui problématique par la concentration des risques. A Nouakchott (lien), en Charente-Maritime (Xynthia) ou à New York (Sandy). Vive le Génie !
- (b) Les littoraux dits fermés correspondent à la terminaison d'ensembles structuraux : falaises sédimentaires, massifs montagneux, langues volcaniques
- Les embouchures de fleuves sectionnent le trait de côte, modifiées parfois par le passage des glaciers. Envahies depuis par l'océan, elles reçoivent le nom de fjords (ou abers / rias). Le Sognefjord s'étend sur plus de 100 km (lien). En avril 1940, invasion de la Norvège (lien)
- Dans la zone inter-tropicale s'étend un système littoral naturel : la côte à récifs coralliens (lien). C'est elle qui a le mieux protégé (?) l'Australie d'un débarquement japonais en 1943.
- L'érosion marine produit moins d'effets, malgré la violence du ressac (Islande). A proximité de volcans actifs, le littoral évolue en fonction des éruptions (Hawaï). Un effondrement peut générer des raz-de-marée (France).
- Le risque de marée noire concerne - dans le cas de la France - les côtes de la Manche et du Pas-de-Calais. En avril 1967, le Torrey Canyon s'échoue, polluant les côtes bretonnes (lien), avec une intervention de l'Armée de Terre (lien).
2. Le vide démographique (de la forêt à la montagne)
- (a) La forêt primaire (selva) est théoriquement non dégradée par l'homme (lien). Elle se maintient surtout dans la zone intertropicale et dans les zones montagneuses.
- Biotope complexe, adapté au climat (équatorial ou assimilé) et à la pauvreté des sols. Biomasse (variétés des essences) et sa structure : lien.
- Le combat contre la déforestation s'avère complexe (Brésil). Le sous-bois est obscur, peu ventilé et humide. Sols imprévisibles et encombrés (vidéo).
- Au barrage du Petit-Saut, une mission de gendarmerie contre les orpailleurs.
- La forêt sempervirente de conifères (taïga) : elle témoigne d'un passé glaciaire (et périglaciaire) proche, avec reconquête par les feuillus robustes (bouleau et frêne) puis par les conifères : pin sylvestre (évincé par concurrence de l'épicéa et du sapin).
- Homogénéité des essences, sols pauvres et mal drainés, monotonie des paysages.
- La guerre d'hiver 39-40 à la frontière entre Finlande et URSS.
- La forêt mixte d'Europe médiane correspond à la situation paysagère la plus courante. Elle s'impose progressivement dans la moyenne montagne française.
- La forêt a été un acteur pris en compte dans toutes les projections stratégiques de la guerre froide, ce théâtre Centre Europe qui permet de comprendre le char Leclerc.
- En Bosnie, le siège de Sarajevo, avec les hauteurs tenues par l'armée serbe.
- Les forêts, espaces spécialisés ?. Le lent déclin des surfaces agricoles s'est accompagné d'un progrès continu des forêts cultivées : besoin de la guerre, développement des besoins en bois (mines, villes, etc.). La chênaie-charmaie en Poitou-Charentes. Entre forêt - loisir et forêt - gisement ? (Rapport Gaymard).
- La diagonale du vide en France (lien) Dans les départements touchés par la désertification la forêt s'étend (lien). La gestion du territoire devient périlleuse. La confrontation police-gendarmerie débouche sur la victoire... des polices municipales (lien)
- L'espace abandonné est perdu par l'homme, menacé d'ensauvagement. La chasse ne parvient plus à réguler les populations animales les cervidés au R.U. ou le sanglier en France (lien).
- De la profanation de l'ossuaire de Douaumont. Pour les ours des Pyrénées, le retour à l'état de nature est acquis...
- (b) La montagne. Les vallées glaciaires (lien) en Europe (Wurm, maximum -23.000 ans). Dans le massif alpin : 1.500 m. de glace au dessus de Grenoble (glacier de l'Isère - lien).
- Les sommets sont toujours restés au-dessus de la glace. Les vallées glaciaires ont été élargies, rabotées puis tapissées de débris morainiques. Forme en 'U', comme en Savoie, à Grenoble.
- Les vallées alpines sont des voies de communication majeures. La montagne a cependant toujours protégé ses habitants. Sauf... en cas de risque d'avalanche (lien). En 1940, les Italiens sont bloqués (lien).
- Gradients thermiques et étagement. Les températures diminuent selon un gradient universel (6°C / 1.000 m). Changements rapides diurnes/nocturnes. Le soleil éclaire l'adret et laisse dans l'ombre l'ubac, déterminant l'étagement lien
- La journée, en l'absence de nébulosité, les températures montent. L'air chaud s'élève : c'est la brise de vallée. Trompeuse parce que fugitive. La nuit, les températures dégringolent. L'air froid étant plus lourd, une brise de montagne surprend le promeneur... (lien)
- Les inversions de températures modifient temporairement les règles précédentes. Exemple, en Limagne (lien). Elles rendent plus compliquée encore la prévision de la Limite pluie-neige y compris en plaine... (lien).
- Le massif forteresse ? L'idée de montagne refuge... est une idée rousseauiste : peu d'épidémies, la prospérité économique et la force de la nature. Dans les Andes, l'hispanisation prouve le contraire. La colonisation du Tibet par la Chine aussi (lien).
- En Suisse, aucun conquérant n'est parvenu à s'y imposer. Ni les armées du Saint-Empire (1291), ni celles de la République et du Consulat n'y pénètrent (lien) ! Hitler a renoncé (lien).
- L'Afghanistan (carte) réunit quelques grandes vallées praticables (et anciennement utilisées) avec un potentiel agricole évident, et une très grande diversité ethnique. Mais il constitue un ensemble essentiellement montagneux impossible à contrôler (lien).
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C. Du centre à l'agglomération étalée (Infra et super-structure urbaine)
=> Du train à la voiture - phénomène ancien - l'étalement urbain est-il la source de tous les maux ? La dimension écologique du problème fait oublier l'essentiel : exemple en Israël (carte) à Jérusalem-Est (lien) ou autour de Gaza (lien).
1. Le centre-ville historique gentryfié. La première couronne densifiée...
- Le centre-ville (la ville d'hier) occupe le site primitif désormais inutile - gué, point haut, etc. - au point qu'il n'est souvent plus qu'une relique. A New-York, Manhattan a perdu ses bateaux au profit de Newark (lien). A Besançon (carte), le site défensif était exceptionnel ; avant l'étalement de l'agglomération (lien) .
- Après un lent déclin démographique, les trente dernières années ont vu un retour d'une population aisée (gentryfication) - déjà à Harlem (lien), et bientôt dans le Bronx (lien) ? - alors même que le nombre de voitures s'accroît rapidement. L'encombrement urbain se reporte sur la rocade périphérique. Exemple, à Nantes (lien).
- Dans les quartiers péri-centraux, les immeubles des faubourgs laissent place aux maisons jointes de banlieues de la première couronne ; dans la continuité urbaine. Les anciens quartiers ouvriers changent de population. A NY, exemple de Brooklyn (carte).
- De nombreuses municipalités ont tenté là - avant de s'incliner devant le mouvement général de gentryfication - de renouveler le paysage urbain. Des programmes immobiliers de grande envergure ont hier permis de densifier le tissu urbain : il était encore possible d'exproprier. Exemple à Paris (carte)
- Dans ces quartiers, on trouve encore une certaine hétérogénéité sociale, en passe de disparaître du fait de la poussée des prix de l'immobilier : Asnières au nord de Paris (lien).
- Le contrôle des centres-villes commence par les transports en commun. Leur tracé en étoile illustre la répartition des densités et des activités : exemple à Toulouse (lien). En temps normal c'est la place prise par les activités nocturnes qui suscite l'inquiétude : exemple à Bordeaux (lien).
- Les rassemblements improvisés en centre-ville se multiplient : match de foot, soirée électorale, manifestations de soutien ou d'hostilité (CPE). Inorganisés, sans signes distinctifs, mais avec des téléphones portables...
- Révolution & contre-révolution Du point de vue du rétablissement de l'ordre, la ville de Paris donne une idée de l'ampleur des difficultés potentielles. La réduction de la Commune (mars-mai 1871) demeure l'événement de référence... (lien)
- En mai 1968 (lien), tout commence sans signes avant-coureurs, se poursuit par des palabres à la Sorbonne. Les ouvriers ne réagissent pas, dans un pays en pleine tertiarisation. L'autorité se tait. Nanterre fermée début mai, le mouvement s'accélère... Raymond Aron
- Au delà, à une distance +/- importante, s'étend la seconde couronne. Celle-ci s'étend tandis que les densités déclinent.Les quartiers ont vite grandi, sur le principe du pavillon non collé, seul sur une parcelle de terrain. Avant le train, la parcelle était recoupée puis densifiées : avant (lien) !
- L'étalement urbain s'accélère au fur et à mesure que les quartiers délaissés et paupérisés s'homogénéisation ; dans quels cas faut-il parler de ghetto ? Le but est alors d'habiter au-delà des quartiers qualifiés de dangereux.
- Au Royaume-Uni, David Cameron a théorisé la broken society qui s'applique à ces villes concentrant toutes les difficultés (lien) ; réponse de Blair (lien). L'espace urbain est-il devenu plus dangereux ? La prospérité par la propriété, gage d'une société harmonieuse... ?
- Le sentiment d'insécurité et la crainte du déclassement se renforcent : le succès des Tea Parties l'illustre aux EU. L'électorat FN aux élections cantonales de 2011 (carte) colle avec la carte de la périurbanisation, en particulier en région parisienne (lien).
- Ville dangereuse ? Le modèle théorique est la banlieue de Los Angeles (lien) qui la première a expérimenté l'adaptation de l'urbanisme à l'automobile (lien) : voir carte en bas. A l'est de Paris, des villes ont vu le jour sur ce principe, comme à Bussy-Saint-Georges (lien) ; ou Bussyland (lien) ?
- En 1992, une vraie émeute urbaine (pas celles de novembre 2005 en région parisienne) a surpris les autorités, après une arrestation musclée (lien). Rien n'a permis de comprendre son étendue : bien des quartiers de villes moyennes ont basculé dans la violence : photos un, deux. L'anniversaire des émeutes de 1992 (lien) est célébré par un journal de Baltimore : tout sauf un hasard (lien).
- La seule innovation juridique imaginée par les autorités américaines dans les vingt dernières années : les Swats (lien)
- Les vrais obstacles à la périurbanisation. Dans une étude de 2009, l'Insee (lien) rappelle les différentes étapes qui ont conduit la France à rejoindre le modèle anglo-saxon. La baisse du croît naturel, le déclin industriel et le chômage de longue durée n'ont pas eu les effets espérés.
- Le nombre de personnes par foyer diminue, les trajets domicile-travail ne cessent de s'accroître, et les prix de l'immobilier ont augmenté de façon continue : ce sont les classes moyennes qui paient le prix fort (lien).
- La variable d'ajustement a fait long feu : l'endettement des ménages. Il pose d'ores et déjà la question du financement des collectivités locales. A plus long terme, l'artificialisation des terres par l'extension des zones urbanisées pose la question de la fin des paysans (et de la pérennité du modèle agro-industriel - lien)
3. Les réseaux
- L'usage de la voiture se reporte hors du centre-ville. Le nombre de places de stationnement diminue dans le même temps. A Paris, elles sont passées de 235.000 (2001) à 149.000 (2011 - lien)
- Dans le cas français, les densités parisiennes, tout juste au niveau des standards internationaux (20.000 hab/km²) sont 2 fois > à celles de Lyon (10.000). Lille (6.500), Bordeaux (4.800) ou Marseille (3.500).
- Le coût de l'étalement est mutualisé : l'adduction, la route et les services publics... Le vieillissement des populations ajoute un élément de complexité (lien)…
- Les systèmes de transport se concurrencent sans s’annihiler : il en résulte une saturation aux heures de pointe (lien) que les grands projets métropolitains n'efface pas (lien). Ceux-ci accroissent au contraire les besoins en électricité
- New York, août 2003, grande panne (lien).
- C’est pourtant la menace terroriste qui focalise l’attention des pouvoirs publics : Vigipirate. Peut-on en permanence protéger les gares et aéroports ?
- Que se passerait-il en cas d’incident à Plan de Campagne (carte), plus grande zone commerciale d'Europe (200 hectares, pics de fréquentation à 400.000 visiteurs)… Petit cas d’école à trois niveaux : 1. mini-tornade / 2. Accident sur l'aéroport / 3. Agression caractérisée (lien). Dans le cas de New-York frappé le 11 septembre 2001, le risque lié aux aéroports demeure.
(transport, liquides, immatériels...)
C. Faire face au risque. Gérer une population
=> Le principe de précaution inscrit dans la Constitution. Du franchissement à la mobilisation des armées.
=> Le principe de précaution inscrit dans la Constitution. Du franchissement à la mobilisation des armées.
1. Du bassin-versant au risque d'inondation
- Les bassins fluviaux, qu'ils soit grands (carte) ou pas, sont délimités par des lignes de séparation des eaux (lien)
- Se combinent les facteurs climatique (origines des écoulements), topographique (les vallées, entre cycles d’érosion et cycles d’accumulation), et ceux relevant de la géographie humaine.
- L’avancement des connaissances scientifiques permet de comprendre presque intégralement les mécanismes, donc de prévoir efficacement. Dans le même temps, rien ne semble pouvoir contre-carrer l'anthropisation : déboisements, développement du bâti, etc.
- Les infrastructures (digues, barrages, etc.) préviennent et des politiques de prévention, de classement (zones humides, zones protégées), la géographie de l’aménagement qui s’esquisse aujourd’hui s’oppose à la politique des grands travaux privilégiée hier.
- La vallée : profil en long et en large. En amont, il est large du fait d'une multitude de petits cours d'eau, puis il se rétrécit sur un tronçon central, la vallée du cours d'eau collecteur. Celle-ci s'élargit à nouveau vers l'aval. Il existe des points sensibles : gorges (et toutes les parties resserrées), barrages accidentels (végétaux, éboulis…), involontaires (piles de pont, par exemple) ou non, confluences.
- Exemple de la vallée de la Veyre en Auvergne et de ses problèmes de gestion ou de l'oued El Maleh en Algérie.
- On distingue (profil en large) les lits majeur, moyen et mineur (autrement appelé chenal d'écoulement) qui suit le thalweg (lien). Lors d'épisodes pluvieux exceptionnels, le cours d'eau gonfle peut envahir son lit majeur (lien).
- Exemple de la confluence entre les vallées du Cher et de la Loire, à Tours (carte).
- Evolution dynamique. L'alternance des phases d'érosion et d'accumulation (dans l’espace et dans le temps) produit des terrasses (exemple dans la Drôme - lien). Des méandres se forment si la pente faiblit (lien). Si la vitesse d'écoulement ralentit, le cours d'eau perd sa charge alluviale (lien).
- Les zones humides résultent d'un délestage naturel : leur disparition dans la vallée de la Loire (lien) augmente le risque d'inondation. Îles, bourrelets et bancs de sables sont des formes de détail instables.
- L’alimentation d’un cours d’eau varie en fonction des précipitations, mais avec un décalage de quelques jours/semaines. Le ruissellement superficiel s’avère moins déterminant que l’alimentation interne, via la nappe phréatique (lien).
- Les régimes hydrographiques résultent des conditions climatologiques : typologie qui recoupe des données déjà évoquées.
- Les cours d’eau glaciaires (gonflent grâce aux eaux de fusion) ; une limite beaucoup plus méridionale en Amérique du Nord qu’en Eurasie. Les phénomènes de débâcle (delta du fleuve Mackenzie - 28 mai 2008) ou d’embâcle (ici à Winnipeg, en avril 2009 / ou en montagne). Hier ou demain ? la Seine et la Tamise prises par les glaces.
- Les cours d’eau soumis à des pics pluviométriques saisonniers prévisibles (ou pas) : pluvio-nivaux (fonte de la neige) ou pluviaux (zones océanique ou tropicales). Cela rapproche les régions océaniques et tropicales. Le Gange, lors de la Mousson. Avec parfois des inondations catastrophiques : le Bangladesh est régulièrement dévasté...
- Les cours d’eau méditerranéens cumulent hautes eaux saisonnières avec des épisodes soudains, aléatoires (surtout en automne) et catastrophiques. Ils s'avèrent d'autant plus dangereux que les zones concernées sont densément peuplées : la Californie fin 2010.
- Les cours d’eau aréiques : spectaculaires mais faiblement nocifs, car en zone désertique. En Australie, les dégâts de janvier 2011 dans l'Etat du Queensland sont très importants.
- Le 3ème Génie (lien) dans les Ardennes (carte).
- Crues et inondations. La courbe de concentration (exemple en Lozère en 2003) correspond à un phénomène exceptionnel à distinguer des hautes eaux saisonnières : tous les 10 ans ou tous les 100 ans. Une vitesse variable dont l’évaluation permet d’organiser une parade : exemple dans la basse vallée de la Seine.
- L’endiguement se pratique surtout en situation d’urgence : souvent trop tard, il ne fait le plus souvent que déplacer le problème ; il ne fonctionne de façon efficace qu’avec l’apport d’étangs de délestage (et autres zones inondables).
- Les barrages constituent l’aménagement le plus efficient : nombreux et de petites tailles à l’amont – pour retenir en particulier les eaux de pluies d’orages – , plus restreints (voire uniques) dans la moyenne vallée.
- Les barrages, danger potentiel (ex. de la rupture du barrage de Malpasset, le 2 décembre 1959 - lien) et cible possible (propos prêtés à l'ex-ministre israélien Libierman... - lien).
- L'histoire industrielle. La montée en puissance du commerce international (liée au gigantisme des navires), à commencer par les matières premières, s'est accompagnée d'une baisse du prix de l'énergie. A l'aboutissement : concentration des activités industrielles dans les estuaires et sur les littoraux, au détriment des vieilles régions industrielles (littoralisation).
- Plusieurs branches : base (dont BTP), agroalimentaire, énergie, biens d'équipement, biens de consommation. En Europe en en Amérique du Nord, l'industrie demeure : dangereuse mais globalement maîtrisée. Donc oubliée ? Sauf pour l'écologie politique
- La tertiarisation ne signifie pas une disparition de toute activité industrielle mais l'amélioration de sa productivité. Les plus polluantes et les plus gourmandes en main d'oeuvre bon marché ont quitté l'Europe. Le plus souvent, on observe un glissement vers l'extérieur des agglomérations, avec une concentration des risques dans les zones industrielles.
- Fos-sur-mer (lien), commune la plus dangereuse de France (lien) ?
- La pollution est le risque le plus fréquent : air, eau, flore et faune (lien). Dans le cas de la sidérurgie, les scories sont chargées de phosphore. La chimie minérale rejette du chlore et du soufre. Mais toutes les industries ne sont pas dé-localisables (ex. raffineries pétrolières).
- Ce n'est pas la grosseur d'une usine qui la rend dangereuse : petite métallurgie dangereuse (plomb, mercure, etc). L'activité historique a cessé depuis des lustres ? Les stériles demeurent : exemple du cadmium dans la Gironde (lien).
- Seveso (1976), puis Bhopal (1984) touchent l'opinion publique pour la première fois. En France, l'explosion du site d'AZF en 2001 symbolise un autre tournant : le cratère vu d'un hélico gendarmerie (lien). Le site reste toujours sensible, avec le centre de recherche sur le cancer, des quartiers d'habitations, et la SNPE (carte).
- La pénurie résultant d'une rupture des approvisionnements s'avère plus probable, parce qu'elle touche au fonctionnement des sociétés modernes, par réseaux. Le pétrole est crucial : venant de loin, il faut constituer des réserves stratégiques (lien).
- Dans le cas de l'électricité, l'allongement des réseaux tient à la sécurité (nucléaire), mais aussi à l'économie : exemple de l'intégration entre Canada et Etats-Unis. Les conséquences d'une rupture sont incalculables, à cause des NTIC. Il faut ajouter l'eau (risque sous-estimé - lien) ou encore l'alimentaire : exemple de Rungis (chiffres et carte). L'armée a perdu la main...
